Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Keskejévu

Roman no densetsu : Episode 2 : "Nan, parce qu'on est quand même là pour bosser quoi !"

26 Août 2014 , Rédigé par Romain Publié dans #Voyages

Lundi 26 Août
Bon, bah c'est pas aujourd'hui qu'on va faire la grasse mat'. De toute façon, on peut pas trop vu que le soleil arrive quand même à percer un peu derrière les rideaux.

Allez, pour un peu de boost, opening du jour (je ne sais pas si je trouverai à chaque fois une musique différente à mettre, à force ^^'. Et là je tape dans les classiques) !

Du coup, eh bien on finit par descendre vers 7h10 du matin pour aller prendre le petit déjeuner, pour partir une petite heure plus tard en direction d'un lieu qui devrait est notre destination la plus fréquente au cours du séjour: l'école Trident.

Rues du coin dans Nagoya, de bon matin.Rues du coin dans Nagoya, de bon matin.

Rues du coin dans Nagoya, de bon matin.

Trident, vue de l'extérieur. Oui, c'est bien une école.

Trident, vue de l'extérieur. Oui, c'est bien une école.

Une fois sur place, les Français travaillant ici depuis deux mois nous emmène dans le "Game Lab" (labo de développement, en gros) où ils sont l'habitude de travailler. Cherchant alors à nous incorporer au projet sur lequel ils étaient actuellement, ils nous avaient donné quelques petites tâches que nous avions commencées depuis quelques minutes quand les responsables sont venus nous chercher (nous = les 3 nouveaux venus). Après s'être présentés* (et grâce à la traduction d'un professeur étranger d'origine anglophone), ils nous ont fait faire le tour de l'école (enfin, parlons plutôt des quelques salles dans lesquelles nous passerons éventuellement au cours du séjour, c'est-à-dire pas grand-chose à l'échelle du bâtiment).

*Et franchement, quand on bosse dans le milieu du jeu vidéo, c'est quand même la classe d'avoir un prof qui s'appelle Kondo et un autre Kojima (même s'il ne s'agit pas des vraies personnalités du milieu, malheureusement ^^').

Puis, alors que nous nous apprêtions à retourner bossouiller avec nos "collègues", ils nous apprirent finalement qu'ils avaient d'autres plans pour nous (ce qui était finalement une bonne nouvelle, puisque avant notre départ, nous étions presque persuadés qu'ils nous avaient à peine calculé et qu'ils ne sauraient pas quoi nous faire faire). Ainsi donc, nous devions, pour le 9 Septembre, présenter un concept de jeu vidéo dans le cadre du Japan Game Award 2014, la seule contrainte étant le thème "to move" (enfin, d'après ce qu'on en a traduit...). Bon, tout ce temps pour un concept et un powerpoint, à trois, c'est un peu (très) large, malgré tout, du coup on espère pousser la chose à fond, éventuellement mettre sur pied une petite démo, etc. Enfin, encore faut-il avoir établi un concept, ce à quoi nous nous sommes attelé pour le reste de la journée (et malgré une baisse de régime au cours de la période de digestion, également causée par le décalage horaire).

Notre "bureau", donc. Franchement, on est plutôt bien mis en conditions.

Notre "bureau", donc. Franchement, on est plutôt bien mis en conditions.

L'heure de fermeture des portes arrivant alors, tout le monde commençait à quitter les lieux. Laissés plus tôt par les filles, nous nous retrouvâmes alors entre hommes à aller faire un tour à... une salle d'arcade où les autres avaient déjà leurs habitudes.

Oh, c'est du boulot aussi !... Enfin, je crois...

Vu de l'extérieur, ça ressemble à ceci.

Vu de l'extérieur, ça ressemble à ceci.

Très vite en rentrant, on se retrouve face aux équivalents des attrapes-nigauds japonais (certains étant appelés les "UFO-Catcher"), dans lesquels on peut gagner des posters, des figurines... généralement de demoiselles assez peu vêtues ^^'.Très vite en rentrant, on se retrouve face aux équivalents des attrapes-nigauds japonais (certains étant appelés les "UFO-Catcher"), dans lesquels on peut gagner des posters, des figurines... généralement de demoiselles assez peu vêtues ^^'.

Très vite en rentrant, on se retrouve face aux équivalents des attrapes-nigauds japonais (certains étant appelés les "UFO-Catcher"), dans lesquels on peut gagner des posters, des figurines... généralement de demoiselles assez peu vêtues ^^'.

Faisant alors le tour, il s'avère que chaque étage du bâtiment est dédié à une catégorie de jeu : au plus bas se trouvent donc les UFO-Catchers, puis on tombe sur les jeux vidéo d'arcade d'action à l'étage suivante, puis sur ceux de rythme, de combat, de carte (sur ordinateur malgré tout), avant d'arriver sur les Pachinko (équivalents des machines à sous, sans en être vraiment vu que la pratique est apparemment interdite dans le pays).

J'ai bien pris quelques vidéos, les prouesses et les réflexes des japonais étant souvent assez impressionnants dans ce genre de domaines pour ceux sachant les apprécier, et j'essayerai de les poster une fois de retour en France. Cela dit, le lieu est particulièrement bruyant, autant le savoir.

Un point que je ne soupçonnais pas également est la possibilité de "progresser" sur ces jeux d'arcade : il est possible de s'acheter une petite carte de jeu sur laquelle les résultats de chaque partie seront sauvegardés, invitant alors à revenir pour essayer de gagner en niveau et débloquer de plus en plus de contenu sur chaque borne. Je n'aurai personnellement fait qu'un seul essai sur un jeu, mais de toute façon, aux dires de nos camarades, nous aurons souvent l'occasion de revenir.

Ici, mêmes les bornes de jeux savent se faire comprendre...

Ici, mêmes les bornes de jeux savent se faire comprendre...

Une bonne partie des jeux que l'on trouve sur ces bornes ont en général été ensuite portés sur consoles, ou inversement. Ici, des jeux de combat, entre autres Tekken et Street Fighter IV. A noter que quand un joueur joue contre un autre joueur, ils se trouvent chacun du côté opposé de la borne.

Une bonne partie des jeux que l'on trouve sur ces bornes ont en général été ensuite portés sur consoles, ou inversement. Ici, des jeux de combat, entre autres Tekken et Street Fighter IV. A noter que quand un joueur joue contre un autre joueur, ils se trouvent chacun du côté opposé de la borne.

Certains plus vieux jeux continuent d'exister également, même s'ils n'ont pas l'air d'être particulièrement pris d'assaut.

Certains plus vieux jeux continuent d'exister également, même s'ils n'ont pas l'air d'être particulièrement pris d'assaut.

Encore des jeux de baston : celui tiré de Persona 4, ainsi que l'un des Blazeblue.

Encore des jeux de baston : celui tiré de Persona 4, ainsi que l'un des Blazeblue.

Et pour finir, les Pachinkos.

Et pour finir, les Pachinkos.

Ceci fait, retour au domitory pour finalement dîner et dormir. Je crois qu'à la base, la première "soirée animé" aurait dû prendre place aujourd'hui, mais l'un d'entre nous se sentant un peu trop patraque, ce fut tacitement annulé.

Mardi 27

Aujourd'hui, retour à l'école pour travailler. Concernant mon petit groupe de 3, notre concept a bien avancé et se concrétise. Pour ceux qui le demanderaient, cependant, je précise que pour l'instant nous travaillons juste entre nous, vu qu'il s'agit d'une période de vacances dans l'école, et ce même si on croise quelques élèves sur place. Ceux-ci ont déjà travaillé avec nos camarades lors des deux mois précédents, et nous aurons alors la possibilité d'expérimenter cela au cours de nos dernières semaines à Nagoya. Et pour l'instant, les français travaillent sur un jeu pour téléphone portable sous la houlette de l'entreprise h.a.n.d., connue par exemple pour avoir produit quelques-uns des derniers Kingdom Heart. Bref, pas grand-chose à ajouter, donc, si ce n'est que notre ami mal à l'aise d'hier soir a carrément dû faire un saut à l'hôpital dans la journée, au final, après nous avoir rejoint en début d'après-midi.

Rien de spécial cette fois-ci sur le chemin du retour, et la soirée fut égale aux précédentes. Par contre, j'ai commencé à subir les premiers assauts des moustiques, tandis que d'autres s'en sortent injustement indemne.

Par conséquent, voici quelques autres petites anecdotes sur les japonais et leur pays. Pour refaire un point sur le métro, déjà, il est intéressant de noter qu'il n'y a ni dégradations, ni de pickpockets (apparemment), comme on peut en juger par l'absence de panneaux à ce sujet, et ce même si on se retrouve parfois un peu serrés dans les rames. Il est également amusant de voir (ou plutôt d'entendre) qu'à chaque fois qu'il approchent de son quai, chaque métro a sa propre musique qui résonne dans les airs, ce qui permet entre autres de deviner dans quel sens il arrive une fois qu'on a l'habitude.

Dans un même ordre d'idée, au niveau des passages piétons, les feux de signalisation se mettent à émettre des bruits d'oiseaux différents quand ils sont au vert. Et pour rebondir sur le sujet, je finirai en précisant qu'il est particulièrement mal vu de traverser en-dehors des passages piéton, au point même de risquer de se prendre un PV si un policier vous voit, même si ce n'est pas écrit dans la loi.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article