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Keskejévu

Récit d'un stylo qui n'a pas gelé en Pologne

4 Mars 2011 , Rédigé par Romain Publié dans #Voyages

Bonjour les gens !
*Oh non, pas lui encore !*

Une fois de plus, j'ai survécu à un voyage dans des contrées inhospitalières où l'homme n'a jamais mis le pied, peuplées de bêtes sauvages et d'indigènes bourrus, un lieu que l'on appelle "L'étranger".
Bru-hum. Voilà, l'introduction pour les xénophobes est faite, maintenant passons à la vérité.

Donc oui, je reviens de Pologne, ce pays de l'union européenne (et qui visiblement est fier d'en faire partie), au climat très... frais, mais aux habitants chaleureux comme... comme des Polonais, je suppose. Comment dire ? On est aussi bien reçu chez eux que lors d'une petite lecture au coin du feu un soir d'hiver (ah, les métaphores, c'est pas encore ça). Bref, en gros, vous avez tous compris que nos "amis les Polonais" sont à 90% très sympathiques (oui, il manque 10% pour le 3% de brebis galeuses dans ce domaine, les 7% restants sont certains des Français étant allés s'installer en Pologne).

Toujours est-il, un fois n'est pas coutume, que je vais vous narrer donc ce voyage très sympathique.

Un mercredi 16 février, tout commença un mercredi 16 février, en 2011.

Mercredi 16 Février (quelle surprise !)

15h25... après une petite attente d'une courte demi-heure devant le Lycée René Descartes, tout le monde est installé dans le bus, dont le moteur se met soudain à vrombir. Cinq minutes plus tard et les premiers tours de roues se font sentir, nous éloignant peu à peu de nos foyers, en direction de ce pays où nous attendent une grosse vingtaine (26-27, c'est une grosse vingtaine, non ?) de correspondant alors que nous sommes 35 français. Mais qu'importe, après tout, et tout est prévu, il ne devrait pas y avoir de problèmes.
Je pense qu'il n'est donc pas obligé de préciser qu'au moins 2-3 personnes se demandaient ce qu'on allait bien pouvoir trouver là-bas... Quant à moi, il ne me faut pas longtemps pour me rendre compte que je suis un brin trop grand les sièges du bus, donc je suis obligé d'incliner mes jambes sur le côté pour pouvoir rester assis, et je ne peux pas non plus bien m'adosser contre mon siège, sinon j'ai le cou cassé quand je m'étend un peu pour dormir.

Bref, on fait aussi bien qu'on peut pour s'installer, et nous franchissons la frontière Belge à 23h50, suivit d'une petite histoire de mon professeur de mathématique pour que ceux à l'avant du bus dorment hihi ^^
Enfin, le prochain checkpoint qui était les Pays-Bas a été atteint pendant mon sommeil, et ce n'est qu'à mon réveil (03h05, quand je dis qu'on dort bien en bus) que j'ai su où nous étions.

Mais (oui, il faut bien un peu d'action, sinon on s'ennuie...), aux alentours de 5 heure, un grand bruit réveille tout le car, et après quelques instants d'inquiétude, nous apprenons que nous avons crevé. Très rapidement, nous arrivons à une station service, et il s'agit de la première à laquelle nous faisons une halte en Allemagne.
S'ensuit un petit déjeuner un peu léger, mais qui suffit à caler nos estomacs émergents juste de leur torpeur.

Puis, un bon moment et plusieurs parties de Mario Kart effrénées après, nous nous rendons compte que nous sommes immobilisés. La cause ? Un tuyau est cassé (si j'ai bien compris ce qu'on m'a dit), et nous en profitons donc pour casser la graine à l'aéroport de Berlin, non loin de notre position.

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1 : La première photo : le panneau d'arrivée des avions de l'aéroport de Berlin (pas un seul Air France, c'est honteux^^).

Enfin, après pas mal d'attente, nous nous rendons dans une sorte de zone industrielle pour aller dans un garage. Nous en profitons pour voir quelques vieux bâtiments et quelques véhicules en mauvais états, sur lesquels il est probable qu'ils récupéraient des pièces (désolé, une bonne partie des photos sont un peu floues, mais essayez de prendre des photos sans flash lorsque le car avance *mode mauvaise foi on*).

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2-4 : Quelques bâtiments et exemple de rues Allemand(e)s
5 : Deux bus bons pour la casse, près du garage

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6-8 : Donc des bâtiments plus ou moins vieux, en plus ou moins bon état

Bref, toujours est-il qu'on a dû poireauter attendre, pardon, longtemps, si bien qu'après calcul, on aurait dû arriver à 01h00 au lieu de 20h00 (quel optimisme ! muah ). Et comme l'attente se faisait sentir, la tension, elle, était même palpable : d'un côté ceux qui veulent s'occuper (malheureusement pour eux avec des jeux de cartes trop bruyant), de l'autre, ceux qui ont moins profité de la nuit et qui maintenant veulent dormir. Résultat, on assiste à un défilé de "ta g*****" (je rappelle que la moyenne des gens de la classe ont 15 ans, donc faut pas s'étonner non plus) à l'adresse des joueurs. Il n'empêche que j'avais l'impression que, dans la majorité des cas, les rôles étaient inversés : ceux qui tentaient de dormir maintenant étaient ceux qui faisaient justement du bruit le soir, non ?
Bon, de toute façon, tout le monde était fatigué par le bruit ambiant du car émit durant toute la journée, on comprend donc ces accès de colère passagers. D'ailleurs, nous regagnons le bus aux alentours de 17h15, quittant le bâtiment qui semblait être un des sièges des compagnies de locations de moyens de transports, et qui donc a bien voulu nous héberger durant les réparations. Un quart d'heure plus tard, nous reprenons la route, et tout semble s'apaiser.

Concernant les élèves de l'avant du bus, on retiendra le cadavre exquis tout simplement délirant, et que je ne développerai pas car je ne veux pas me faire charcuter par les ongles des mes voisines de car à la rentrée.

Enfin, dans les derniers incidents de voyage, je terminerai sur un gros embouteillage qui nous également retardé, visiblement à cause d'un accident.
Et pour finir, le dernier arrêt passé et les 4 heures de routes achevées sans histoire, nous réveillons les derniers dormeurs vers 03h00, car nous arrivons bientôt (et enfin) à Radomsko. Nous avons passé le jeudi 17 février dans le bus, et nous voici maintenant le...

Vendredi 18 Février

Et donc, après une rencontre chaleureuse avec nos correspondants, chacun s'en va dans son habitation provisoire, et tous peuvent enfin profiter d'un vrai lit et avoir accès à une salle de bain propre. Ainsi, après une nuit de sommeil réparateur (voire même indispensable), chacun retourne au lycée de nos "amis polonais", ceux-ci nous accompagnant évidemment, vers 11h.
Puis, pendant une demi-heure, nous avons le droit à une petit cérémonie, où l'on a rencontré des personnalités importantes (tels que le proviseur et l'équivalent du "maire" de Radomsko), et nous passons 2 des diaporamas que les élèves ont préparés en France.
Une fois tout cela fait, nous allons déambuler dans les couloirs avec nos correspondants respectifs. Personnellement, j'ai assisté à la moitié d'un cours d'anglais, et les Polonais étudiaient exactement le même sujet que nous (je suspecte un coup de ma prof d'anglais, là Suspect ). Et à 12 heure, nous sommes allés manger au "self" du lycée, en réalité la même salle que celle où nous avions eu réunion.

Ensuite, chaque correspondant a emmené son Français dans la salle où il avait cours. Encore une fois, je vais vous parler de moi (oui, mais bon, c'est quand même moi qui écrit, alors bon, hein, s'il vous plaît), je suis allé dans un cours d'informatique. C'est trompeur : ça ressemble à un cours sympa et facile, mais alors dans une langue étrangère dont on ne comprend pas un mot, ça devient vite lourd... et en plus, là, ça semblait relativement technique.

Bref, ce moment d'attente précédait quelques petits problèmes (c'est dingue comme je ne retiens que les ennuis lors de mes voyage, moi) : ceux qui ne l'avaient pas encore faite devaient assister à la visite du lycée, mais elle a été écourtée car visiblement certains s'ennuyaient. Donc il a été proposé d'aller dehors pour ceux qui en avaient marre... et on s'est retrouvé à 2 clampins à être restés, donc ce n'était pas la peine de continuer, évidemment. Sauf que oui, mais là non, en fait. Ma correspondante pensait que ça serait plus long et était chez une amie, et après il a fallu la faire revenir, et puis bon, pas d'bol quoi (bon, c'était plus compliqué que ça, en fait, mais ça n'en vaut pas la peine, alors laissez tomber). Donc je coupe cours à mes divagations, blablabla, elle est arrivée et chacun avait désormais quartier libre, donc je l'ai accompagné faire du shopping avec deux de ses amis pour qu'ils trouvent un cadeau pour l'anniversaire de leur copine le lendemain, voilà, ça c'est fait.

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9 : Un des couloirs très larges du lycée
10 : Exemple de rue à Radomsko
11 : L'église de Radomsko, qui est... énorme, tout simplement.

Puis on est rentré se préparer pour la fête donnée en l'honneur de l'anniversaire d'une fille de la classe.
Bon, après, ça ne concerne que les personnes présentes. C'était sympa, mais bon, après... 'Fin bref les concernés voient ce que je veux dire.

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12 : Bon, allez, juste la photo des gâteaux, histoire de montrer que les Polonais savent recevoir tongue
Donc nous allons tout de suite enchaîner sur le...

Samedi 19 Février

Aujourd'hui, une journée très sympa.
Le matin était libre, donc on restait avec nos correspondants qui... faisaient ce qu'ils avaient décidé de faire. ^^'.
Puis l'après-midi, nous nous sommes retrouvés à la "Maison de la Culture" afin de travailler nos projets (un projet "théâtre", un projet "artiste", qui allait ensuite vendre ses produits pour financer le voyage des Polonais, et un dernier projet "Photographie-Journal", qui devait donc faire un résumé du séjour pour les Français, et sinon participer à un concours de photographie en binômes). Mais avant de bosser tout de suite, nous sommes passés par la salle de représentation, où était actuellement exposé... ça (je ne la réduit pas trop, parce qu'il faut bien comprendre que c'était gigantesque) :

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Voilà. Donc il s'agit d'une sorte de canevas, de tapisserie reproduisant une peinture qui illustrait une des plus grandes victoires Polonaises contre les Allemands. Elle est composée de 40 carrés d'un mètre de côté et portant chacun plus d'un million de points, et plus de 200 couleurs ont été utilisées. 40 personnes y ont consacré 10 heures par jour pendant plus d'un an (je trouve que je me répète beaucoup au niveau des "plus de", mais je n'ai pas "plus d"'idées Expression 1 ... non ? Bon, ok-_-). Bon, bref, hein, on voit que c'était donc un travail acharné. Bravo les gars.
Suite à quoi direction le centre de loisir Malutkie en compagnie des Polonais pour faire de karting, un feu de camp et des jeux... enfantins, disons, mais bon, ça fait du bien de retomber en enfance de temps en temps^^. C'est pourquoi nous avons donc fait le jeu du "bonnet", pour ceux qui voient ce que c'est... Puis tout le monde ne donne pas le même nom, alors... Et après, il y avait de la musique et tout le monde dansait (ou presque), donc c'était bien sympa.

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14 : Malutkie !
15 : Un chalet, à Malutkie.
16 : Une carcasse d'hélico, et je me demande ce qu'elle faisait là...?
17 : Le feu de camp

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18-21 : Le karting ! (Je précise que pour la 19, en fait, j'essayais de prendre un kart au vol quand un des gérants est passé, mais comme elle semblait plutôt réussie, nette et qu'on ne voit pas son visage, je la garde^^) (désolé, on voit pas très bien, mais mon appareil photo n'aime pas les lieux peu éclairés, allez savoir pourquoi...)

Puis a un moment, les profs ont tout stoppé, et ont dit "C'est l'anniversaire de Romain, et hier c'était celui de [ma camarde de classe]", donc on a eu le droit aux chansons en 2 langues (voire trois, même : Français, Polonais et un petit peu d'Anglais) et les "parents d'adoption" des deux anniversaireux s'étaient même déplacés et avaient apporté un gâteau représentant le sport favori de chacun. Mon Dieu, j'ai dû couper le mien, ça a été un carnage^^.
Et ensuite, la musique a repris, et on a dansé (même moi (si si, c'est possible), c'est dire si l'ambiance était bonne !), s'ensuivit une dégustation d'une bonne soupe dans un récipient... en pain (là, j'ai quand même envie de dire "WTF ?") et chacun est reparti de son côté.

Allez, le lendemain !

Dimanche 20 Février (déjà ?)

Une nuit de sommeil bien mérité, et nous avons la journée de libre jusqu'à 16h.
Pour ma part, après avoir accompagné faire les courses (sérieusement, quel intérêt ?... non, de marquer ça, je veux dire^^) j'ai eu le droit à une petite virée à l'église Madona, à Gidle, encore plus grosse que celle de Radomsko (et là, j'ai pu voir l'intérieur aussi), après être passé devant une vieille église datant du XIVème siècle (toute en bois) ! Voici, m'sieur-dames :

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22 : L'église en bois, donc.
23 : L'allée centrale de l'élise Madona
24 : Une alcôve
25 : Les tuyaux de l'orgue... innobrables

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26 : Une autre alcôve (ce que vous voyez au fond est en l'or, je précise)
27 : La statue en haut de l'arcade de cette même salle
28-29 : Et sa voisine d'en face, suivant le même schéma

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30-31 : L'église
32 : Un bâtiment à Radomsko datant de 1857

Puis s'ensuit une petite ballade en ville en voiture, pour voir notamment de vieux bâtiments. Il m'avait été dit qu'on pouvait voir une petite partie de l'ancien ghetto à Radomsko, mais impossible d'y entrer, il était complètement encerclé par des murs de béton. Et on n'avait pas trop le temps.

Et l'après-midi durant, retour at "The House of the Culture" pour continuer à travailler nos projets, et le soir temps libre encore.

 

Lundi 21 Février

Aujourd'hui, réveil tôt pour partir à 7h en direction des mines de sel de Wieliczka.
Comme on a dû faire un arrêt pour changer le pneu qui avait crevé l'autre jour, tout le monde (enfin, un bonne partie) des voyageurs a commencé une énorme bataille de boules de neiges... jusqu'à ce que le Polonais décident de débarquer de leur bus à leur tour et nous assaillent dans un bombardement dont on se souviendra (certains d'entre nous se sont fait tartiner le visage de neige, c'est vous dire !). Puis nous avons repris la route pour enfin arriver à la mine de sel une heure plus tard environ.

Je vous livre donc à la louche quelques infos attrapées à droite et à gauche pendant notre périple souterrain (je ne garanti donc pas que toutes ces informations soient exactes) :

Toutes les photographies que vous verrez de la mine appartiennent à mon professeur d'SVT (marquées pas un "A" après leur numéro) qui a bien accepté que je les utilise ici. Je le remercie par ailleurs.

En tout, nous avons parcouru environ 800 marches dans une mine pouvant descendre jusqu'à 327 mètres sous terre. La plus haute salle que nous ayons traversée faisait 36 mètres du sol au plafond.

Le gisement de sel datent d'il y a 13 millions d'années, alors que la mer stationnait sur ces contrées jusqu'à la montée des Carpates qui ont fait émerger les gisements.
Au début de l'exploitation, le sel valait plus cher que l'or, grâce à son utilité pour la conservation des aliments, si bien qu'on l'appelait "l'or gris". Désormais, la plupart des ornements, statues et pièces de la mine sont uniquement constituées et taillées dans ce complément alimentaire (je ne mangerai pas de celui-ci moi, en tout cas pas dans cet état).

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33(A)-34(A) : Le sel "en choux-fleur", comme il se présente sur les parois
35(A) : Et avec un rouleau de sel comme ça, à l'époque, on pouvait acheter un village !!

Il existe des chapelles pour que les travailleurs puissent prier avant de partir bosser, ou alors elles servaient lors de messes après des catastrophes (éboulements, incendies... en souvenir des morts). Aujourd'hui, il en reste quatre, toutes décorées par des parois de sel sur une structure en bois.

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36(A)-39(A) : Ces statues de sel illustrent la légende de la mine de Wieliczka. Je vous en fais ici un rapide résumé (idem, c'est fait de mémoire, donc rien n'est garanti que cela soit juste à 100%) : une princesse d'un des pays slaves avait décidé de se rendre en Pologne, pays où les hommes avaient toutes les qualités, et pour seul défaut d'être pauvre. Elle jeta alors sa bague de fiançailles dans une fontaine qu'elle avait croisée, et ordonna que l'on creuse une mine de sel sur un gisement qui venait d'être trouvé. Et au premier coup de pioche que l'on donna, on en extirpa la bague. On voit donc ici représentée le moment où le mineur lui rend l'anneau.

De nos jours, l'air excellent (quoiqu'il y ait une petite odeur bizarre), et il y a même un centre de soins à 135 mètres de profondeur. La température est en permanence de 14°C. De par la pureté de l'air, il n'y a bien sûr pas les problèmes courants des mines de charbon, telle que la silicose, et les animaux utilisés à cet endroit (chevaux...) étaient en parfaite santé. Des plus, l'absence d'eau potable empêche la prolifération de bêtes nuisibles.
Mais à l'époque, il subsistait des risques d'explosion à cause de la présence du méthane. Ainsi, pour se protéger, certains mineurs se retrouvaient accroupis sur le sol de sel et de pierre, les vêtements mouillés et une perche dans la main au bout de laquelle brûlait une flamme destinée à consumer tout ce gaz plus léger que l'air qui s'emmagasinait au plafond. De plus, tous les mineurs qui travaillaient ici n'étaient pas des professionnels, mais des bénévoles.

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40(A) : Ici, une représentation (encore en sel, oui, toujours en sel !) du procédé d'inflammation du méthane.
41(A)-42(A) : Exemple de mineur, avec un cheval
43(A) : Les nains, qui donnaient un coup de main de temps en temps au mineur, et qui apparemment gardaient un trésor au fond de la grotte... (là, le mec il a ajouté "Allez, fais tourner Gégé", je pense32.gif)

Puisqu'on parle des détails un peu technique, nous somme passés par une salle creusée à la dynamite, où nous avons eu le droit à un son et lumière sur Tristesse de Chopin.
On peut noter quelques détails intéressants, voire même surprenants, quant à l'activité de cette mine : en effet, il s'agit d'un lieu touristique étant exploité comme tel depuis plus de 500 ans, et désormais, elle reçoit plus d'un million de visiteurs par an, et a vu passer des figures célèbres telles que Chopin, donc, Goethe ou Ivonne de Gaulle. Depuis 150 années a été mise en place la tradition du concert et de l'orchestre des mineurs. Aujourd'hui, il est également possible d'y organiser des fêtes, et la mine n'est en rien coupée du reste du monde (par exemple, on y trouve Internet, si on veut, à 125 mètres de profondeur wtf.gif ?). Nous avons d'ailleurs déjeuné dans une grande salle qui devait également servir à des bals où des concerts, à cette même profondeur, soit seulement 2 mètres au-dessus du point le plus profond que nous ayons atteint.
Il y a également une sorte de musée, de centre géologique qui traite évidemment sur ce sel, mais qui nous montre aussi des fossiles, preuves de la situation sous-marines il y a une grosse douzaine de millions d'années. De plus, il y aurait aussi eu de vastes forêts de magnolia à cette place précédemment.
On se rappellera également d'un petit lac souterrain (la joie des superstitieux, apparemment, vu qu'il y avait même des cartes bleues au milieu des nombreuses pièces) dont la concentration massique en sel est supérieure à celle de la Mer Morte surpris. Mais la salle la plus impressionnante restera cette pièce gigantesque qui sert même parfois à des mariage, des messes et concerts classiques car elle a une extrêmement bonne qualité musicale. Elle a été décorée par 3 hommes pendant plus de 60 ans, toujours sur la base du bénévolat. La voici :

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44(A) : La pièce, vu d'en haut. Et qui pète bien !
45(A) : Un lustre, un bureau... en sel ! (Au moins les petits cristaux d'ornement sur le lustre, en tout cas).
46(A)-47(A) : Et on y voit gravé quelques tableaux célèbres, comme par exemple La Cène.

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48(A) : Le fameux lac
49(A) : Les charpentes d'une des plus grandes salles. Une merveille, non ?
50(A)-51(A) : Des cristaux de sel qui avaient cette forme naturellement ! (merci à J-L pour m'avoir recitifié et au professeur d'SVT pour lui avoir dit la nature de cette forme^^).
52(A) : Du sel roux, toujours dans le centre. Et encore, vous n'avez pas vu le sel bleu, le violet et le vert. Aucun d'entre eux ne vient de cette mine, mais c'est toujours bon de voir ce qu'il peut exister, non ?

C'est bon, les photos sont de nouveaux de moi. Merci encore.

Et enfin nous sommes remontés, cette fois-ci en ascenseur qui faisait plutôt penser à un monte-charge, mais c'était toujours mieux que l'interminable escalier que nous avions emprunté pour la descente.

Ce étant, nous sommes retournés au bus pour prendre la direction de Cracovie, où nous avons été laissés avec nos correspondants pendant une heure afin de faire quelques achat divers et variés dans les boutique diverses et variée du centre, lui-même varié et divers wacko.

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53-60 : Quelques bâtiments de Cracovie

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61 : Et une fois n'est pas coutume, quand je vois un Hard Rock Café, je prends une photo^^.
62 : Et la guitare de The Police (une des deux, je sais plus de qui tongue)

Et pour finir, retour au bus, cette fois-ci pour rentrer.

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63-65 : J'en profite pour vous mettre quelques photos du paysage Polonais

 

Mardi 22 Février

Une fois encore, nous avons du temps libre le matin avant de devoir aller manger au lycée à 12h (je précise que notre rythme de vie était vraiment calé sur les heures auxquelles nous mangions^^... et qui en plus variaient souvent d'un jour à l'autre).

S'ensuit une petite marche au musée régional de Radomsko avant de retourner (encore une fois, c'est donc un re-retour) à la Maison de la Culture pour travailler nos projets (les projets étaient également un des piliers de l'échange franco-polonais, donc c'est normal qu'on y ait passé du temps).

Donc c'est parti pour une petite guidée du musée :

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66-67 : Enfin bon, encore faut-il rentrer. Donc ici, en fait, c'est l'église de Radomsko que je vous ai déjà montré plus haut, mais vue de plus près (la toute première, pas celle que j'ai visité... bon, laissez tomber tongue), et qui en fait est située juste en face de l'entrée du musée ! C'est-y-pas beau ça madame ?

Donc la première salle, celle de la Préhistoire et tout ce qu'on a trouvé dans la région, qui donc témoignent d'anciennes traces de la vie blabla . Ici encore, c'est des infos glanées de ci de là, donc ce n'est toujours pas forcément correct et c'est fait à l'arrachée, quoique je n'ai pas grand-chose concernant les premières salles.

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68 : Des pierres taillées, donc, qui devaient servir sur des armes nommées... euh... des armes^^
69 : Une défense de mammouth
70-72 : Des joulies poteries (et un glaive sur la dernière)

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73-75 : Encore des poteries
76-77 : Ici, des pointes émoussées qui doivent avoir à peine 5 de puissance dans un RPG, ou 1D6-3 en jeu de rôle scratch (ah bah c'est sûr il faut connaître un peu... 'fin bon, je dis ça mais j'y connais pas grand-chose non plus, et c'est pas fait pour être explicite^^). Y'a des serrures aussi.

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78 : Je doute que ces épées vont encore beaucoup servir...
79-80 : Encore des pointes et des poteries merdiques qui ont sans doute bien été utiles à l'époque.
81 : Reconstitutions d'épées d'après leurs restes
82 : Colliers et bagues qui doivent en faire rêver plus d'une...
83 : Et enfin un casque qui n'a pas dû apprécier d'être enseveli sous plusieurs tonnes de terre.

Salle suivante !! Le XVIIIème siècle :

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84-85 : Le vieux buffet et ses bibelots
86 : Petite commode en ébène... non, j'y connais rien jocolor , avec une jolie horloge dessus, entre deux chandeliers.
87 : Vieille armoire pleine d'objets en verre.
88 : L'horloge de grand-mamy !
89 : Et enfin une reconstitution d'une possible pièce du XVIIIème.

Next one ? Alors ce coup-ci, j'ai quelques trucs à raconter.
Nous arrivons donc dans l'ensemble de pièces dédié à la fin XIXème-début XXème siècle. Nous verrons donc le matériel agricole, tout d'abord en bois, puis en fer. Les nombreuses icônes sont en réalité des témoins de la vie difficile de l'époque : en effet, les paysans Polonais ne se déplaçaient que lors des pèlerinages, desquels ils rapportaient divers objet à caractère religieux (la vache ! le changement pour l'attitude sérieuse là !). 'Fin bref, dur dur la vie, on est mieux chez soi. La salle suivante montrera les outils agricoles utilisés, c'est pourquoi je regroupe tout ensemble, comme c'est la même époque.

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pict0121.jpg91-pict0122.jpg92-pict0125.jpg93-pict0123.jpg94-pict0124.jpg95-pict0126.jpg
90 : Donc un tas d'objets en bois utilisés y'a un peu plus d'un siècle.
91 : Le métier à tisser, qui ne sera pas sans rappeler celui du voyage au Maroc.
92 : Du matos, encore.
93-95 : Les icônes.

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pict0131.jpg101-pict0132.jpg
96-97 : Il y avait aussi des petites statuettes, quand même.
98 : Et encore des trucs en bois, comme ce berceau.
99-101 : Soc et outils des champs en fer

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102 : Le tamis, pour le grain (boudiou !)
103 : Et enfin le même soc, en version bois

Maintenant, nous allons passer dans les dernières pièces, à l'époque de la domination Russe (la période de la fin du XIXème) et les guerres suivantes... Les périodes de souffrance pour la Pologne. *Mode étudiant Histoire-Géographie on* Il faut savoir que la Pologne a toujours été annexé ; elle a même disparu des cartes pendant 123 ans ! Et elle n'est donc libre que depuis 20 ans, à la chute de l'URSS (1991... ah, quand je dis 20 ans, c'est 20 ans tout ronds ! ). On y trouve également des souvenirs personnels des soldats survivants, mais dont la plupart ont par la suite été tués à Katyn (vous pouvez faire "clic droit - ouvrir dans un(e) nouvel(le) onglet/fenêtre sur le nom si vous voulez en savoir plus, mais pour faire un rapide résume, il s'agit du massacre de milliers de Polonais par les Russes lors de la période de l'extension de l'URSS). D'ailleurs, juste derrière le musée, on trouve une ancienne prison où la Gestapo enfermait ses opposants. Maintenant, il y a un monument commémoratif pour tous les Radomskais... Radomskains... habitants de Radomsko (je ne devrais pas faire un blague quand je parle d'un sujet aussi grave...) qui se sont alors rebellés et qui ont tenté de les libérer.

Bon, allez, les photos !

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104 : Des armes de l'époque, fin XIXème.
105 : Du matos utilisant la lumière, du style...
106 : ... appareils photo...
107 : ... ou projecteur.
108 : Également l'ancêtre de la machine à écrire, sans doute.

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109: Le matériel de pompier
110 : Moins sympa, celui de la première guerre mondiale
111 : Une veste, probablement lors de la 1ère GM
112 : Un sabre
113 : Une veste, encore, de gradé cette fois-ci, peut-être.

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114-116 : Souvenirs de guerre.

Voilà, pour ça c'est bon !
Juste une petite photo de la Maison de la Culture, vu que j'arrête pas de vous en parler ^^ :
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Enfin, nous avons eu le droit à un petit concert de musique classique à l'école de musique de Radomsko. Une bonne partie des chansons étaient Française, on aurait dit que c'était fait exprès hihi

Et enfin, le dîner en famille.

[Évènement de la soirée : Pet Shop Boys à la radio, j'ai été agréablement surpris]

Mercredi 23 Février

Aujourd'hui, un journée pleine de photo nous attends ! (Wééééé !)
Mais non, en fait...

Puisqu'on va à Auschwitz... (Ah...)
D'où un réveil aux aurores, pour un départ à 7 heures.

Ici également, mes doigts frigorifiés malgré les gants de polaire que je porte ont attrapé au vol quelques informations sans réel lien, et en plus, avec le guide que nous avions... (et maintenant que je me relis, j'ai l'impression d'avoir des informations contradictoires, surtout sur les chiffres). Bref, c'est parti.

Avant d'être le camp de mort qu'il est devenu, Auschwitz était en réalité une petite caserne Polonaise.

La moitié des personnes ayant succombé là-bas était juives. 230 000 enfants ont été déportés.
Bien sûr, devant de telles conditions et remontrances (dont je vais vous parler ensuite), certaines personnes ont tenté de s'évader du camp lors des travaux, s'ils n'avaient pas déjà décidé de se jeter contre la barrière électrifiée. 900 personnes ont essayé de fuir, seulement 150 ont réussi.

Là-bas, il reste quelques lieux et objets très frappants : le premier est une jarre remplie de cendres des dernières personnes brûlées, retrouvées le jour de la libération. Il a également été vu un entrepôt de 2 tonnes de cheveux de femmes, qui auraient dû être "recyclés" (comme le disais le guide) en toiles. Ensuite, nous sommes passés devant les effets personnels que les victimes étaient obligés d'abandonner avant d'aller dans les chambres à gaz : des paires de lunettes, des montres, des prothèses, leur valise et chaussures (40 000 que les nazis n'ont pas eu le temps de "recycler" sont visibles dans un salle, plus tard), des brosses, du cirage... On n'a néanmoins pas retrouvé tant d'objet que ça (dans le sens où on aurait pu en trouver bien plus, même s'il y avait bon nombre de choses que nous avons pu voir), car à la libération, les nazis ont brûlé entièrement les entrepôts avec ces objets, associés à divers documents.
Ensuite, nous avons pu passer par la place d'abattage, où quelques gerbes de fleurs ont été déposées en l'honneur de tous les fusillés du camp. A côté de celle-ci se trouvait un bâtiment aux fenêtres obstruées par des planches de bois : il s'agissait d'anciennes salles de recherche sur la stérilisation des femmes juives par injection d'un produit chimique dans l'utérus. Les médecins n'ont heureusement jamais réussi à trouver le bon dosage. Toujours proche de cet endroit étaient postés deux pylônes où était fiché un crochet : les punitions. On accrochait les bras du "fautif" dans son dos, puis on faisait passer la corde à laquelle ils étaient rattachés dans le crochet, puis on tirait dessus jusqu'à ce que ses pieds ne touchent plus le sol. Il restait ensuite ainsi pendant une ou deux heures, et on le redescendait.
Et nous avons vu des reconstitutions de différentes salles du camp, avant de passer par les geôles où ils étaient parfois emprisonnés. On voyait également un autre exemple de punition : on maintenait 5 hommes dans une cellule d'un mètre carré, ce qui les forçait donc à rester en permanence debout, et on attendait qu'ils perdent connaissance.
Pour finir, nous sommes passés par les chambres à gaz et avons vu les fours crématoires. Il était possible d'y brûler 300 cadavres par heure.

Dans les détails historiques, on sait que les Hongrois et Ukrainiens notamment ont aidé les Allemands à perpétuer ces actes barbares vers la fin de la guerre, en 44.

Pour ce qui est "technique", disons, on estime qu'il y avait 4 000 soldats allemands pour surveiller le camp, alors qu'à Treblinka, camp d'extermination (c'est à dire qu'ils tuaient les prisonniers immédiatement et ne les soumettaient pas aux travaux forcés), seulement 12 personnes étaient en charge de la salle besogne.
Après les gazages, les corps étaient brûlés, puis les cendres déversées dans les rivières. Mais parfois, les capacités des fours étaient insuffisantes et on incendiait les dépouilles en plein air pour gagner du temps, car en 24 heures, l'effet du gaz était tellement soudain et rapide que le nazis étaient capables d'assassiner et brûler 5 000 personnes, après avoir bien entendu récupéré leurs objets de valeur (montre, dents en or...). En effet, il suffisait d'utiliser 10 boîtes de gaz asphyxiant pour mettre fin à la vie de 100 000 personnes (j'ai tout de même un doute sur ces chiffres, et 10 000 me semble plus approprié, si je puis m'exprimer ainsi).
A la différence de Treblinka, où tout le monde était massacré dès leur arrivée, "seulement" 80% des déportés mouraient à l'entrée d'Auschwitz, sans bien sûr compter ceux qui avaient déjà péris dans le train.
Le premier test de gazage a été effectué en Septembre 1941.
Lors de cette période hivernale qui fut la nôtre, les déportés devaient effectuer leurs travaux forcés par -15°C

Concernant l'occupation nazie dans toute la Pologne, il faut savoir que plus de 3 millions de juifs polonais n'y ont pas survécu.

Avant de continuer sur Birkenau, je voudrai déjà vous mettre les photos :

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118-120 : Quelques bâtiments, hors du camp
121 : "Le travail rend libre"
122 : Bâtiment dans le camp

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123-125 : Le block 24
126 : Le mur aux fusillés
127-128 : Les poteaux avec le crochet, avec en arrière-plan la salle d'expérimentation de stérilisation

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129 : La potence qui fut le dernier domaine du propriétaire du camp, où il mourut donc pendu en contemplant son œuvre.
130-131 : Abris antiaériens où les miradors allaient se cacher lors du passage d'avions. Ils n'ont servi à rien, les avions américains étant passés au-dessus n'ayant pas jugé important de se détourner de leur mission pour ce genre d'objectif.
132 : Le chambre à gaz que nous avons visité. Postés sur le toit, les nazis jetaient les boîtes de gaz dans le bâtiment par les trous dans le plafond.

Ensuite, nous prenons rapidement le car pour descendre à Birkenau (une des parties d'Auschwitz, en fait, pour ceux qui ne savaient pas). Il mesure 900 hectares (900 hectares de sang et de souffrance...), mais il ne s'agissait là que de la moitié de la taille du projet des Allemands. Auparavant, il s'agissait d'un vieux village de paysans, qui ont été expulsés sans ménagement.

Pendant la visite, nous sommes passés par les latrines des déportés : un trou fait dans un support commun donnant sur un lit de paille. Concernant les besoins naturels, ils étaient à heure fixe, par groupe de 200 et devaient être faits en 5 minutes.

Enfin, les couchettes étaient structurées sur trois niveaux, où les prisonniers dormaient à cinq au milieu de l'urine, des poux, tiques et autres nuisibles.

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133 : Les rails d'où arrivaient le train déposant les déportés
134 : Tranchée
135 : Bâtiments
136 : L'entrée, que tout le monde reconnaît
137 : Ruines des anciens bâtiments, derrière les grillages... 900 hectares...

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138 : Un poste de mirador
139 : Un des wagons de l'époque
140 : Bâtiments
141 : Un mirador à côté du bureau. C'est la place où se faisaient les "sélections", pour savoir si on était apte au travail. Grossièrement, un SS jetait un coup d'œil au détenu et décidait s'il était trop faible pour être utile et lui donnait la mort immédiatement, ou s'il avait le droit de souffrir un peu avant de trépasser
142 : Entrée du camp des femmes, pour celles qui étaient mieux tombées lors des sélections
143 : Le bureau

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144 : Autres ruines. Les cheminées que vous voyez sont les uniques systèmes de chauffage de chaque baraque, et elles n'ont jamais servi...
145-147 : Les couchettes.
148 : La porte, encore.
149 : Depuis l'extérieur. Dernier regard, dernier hommage.

Bref, après ces moments d'une grande intensité, nous reprenons le bus et allons nous changer les idées en allant faire du shopping à "Jarajska", un centre commercial, en somme.
Puis nous rentrons, l'esprit un peu plus libéré mais préoccupé tout de même, le devoir de mémoire accompli.

[Merci à ma prof. de Français pour nous avoir préparé au dur périple ^^]

 

Jeudi 24 Février

Allez, on ne va pas rester triste tout le séjour, ce matin direction Solpark à 8h pour aller à la piscine, pour ceux qui veulent (et qui peuvent... Petite pensée pour un pote qui a attendu toute le matinée parce qu'il était blessé à la main), et je crois que sinon il y avait une patinoire.
Un moment très sympa, mais l'eau c'est mouillé (la vanne pourrie qui remet en forme hihi ), et quand il fait froid dehors, y'a intérêt à être bien sec.

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150 : Le centre, histoire de pas faire de pub, surtout quand on voit le toboggan aquatique à droite.

Puis nous sommes passés à la mine de charbon à ciel ouvert de Belchatow (avec le "l" barré et un accent aigu sur le o). Juste à côté se trouve une usine de 15 réacteurs, utilisant cette énergie fossile pour produire plus de 15% de l'énergie du pays. L'exploitation devrai toujours être possible d'ici 200 ans !!

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151-154 : La mine, qui doit bien s'étendre sur plusieurs hectares
155-156 : L'usine...
157 : ... et son nuage de fumée suite à l'utilisation du charbon (non-non, c'est pas nocif, qu'y disent Rolling Eyes )

Enfin (bon, c'est sûr, ça paraît pas très long comme ça^^), nous rentrons à Radomsko pour l'avant-dernière nuit qui sera mouvementée car tout le monde (ou presque) était à une fête chez le correspondant d'un ami.

Vendredi 25 Février

Aujourd'hui, pain sur la planche. Cet-avant dernier jour (on peut même dire le dernier, je pense, puisque le lendemain on ne fait que partir), nous avions tous rendez-vous au lycée à 11h des Polonais... tu parles (comme le disais un vieil ami vivant à Paris, entre deux picorage de miettes de pain : "Rouuuu-rou"... J'ai le droit de parler avec les pigeons si je veux). A l'heure prévue, on était deux Français et tout le monde n'étais là qu'à midi (au fur et à mesure, ils sont arrivés, les suivants à 11h20-30, environ), en fait l'heure à laquelle, je vous le donne dans le mille, on devait manger.

Puis nous sommes allés pour la dernière fois à la... Maison de la Culture, one again ! Mais cette fois-ci, c'était la plus importante. Nous avons encore préparé notre projet sur lequel nous bossions depuis le début du séjour (voire même plus pour certains), mais pour le présenter le soir même. Quant à moi (j'écris sur moi si je veux, c'est moi qui ai bossé, non mais, je ne vais pas faire semblant de m'oublier pour ne pas donner l'impression que je suis égocentrique, gówno quoi [prononcez "gouvno", pour les petits curieux scatologiques que ça intéresserait] !), quant à moi, disais-je (c'est la deuxième fois dans le texte que je dois vous le dire, en plus !), quant à moi, disais-je donc, avant d'être grossièrement interrompu par ma conscience et de partir dans un délire totalement individualiste, bref, votre serviteur (c'est moi !) avait donc pour tâche de... présenter toute la soirée, c'est-à-dire introduction et transition à l'aide d'une sympathique participante de l'échange Polonaise qui avait la version traduite.

Je n'ai donc eu qu'une heure et demi environ pour pratiquer ce texte que je ne connaissais pas jusqu'alors, en commençant par une directe immersion (micro, dans la salle etc.) tandis que je découvrais ce que je devrai dire par la suite en le lisant ici à haute voie. Et alors, les noms Polonais, merci... --'. En plus, il valait mieux ne pas trop les écorcher, puisqu'il s'agissait de ceux de personnalités présentes dans la salle (dont le directeur du lycée, mais surtout le député, et on nous avait parlé de l'ambassadeur de Pologne, mais je ne suis pas sûr qu'il ait été là). Et après j'ai répété tranquillement dans mon coin, tandis que les autres s'affairaient à droite à gauche,

Mais bon, apparemment, tout c'est bien passé pour tout le monde, que ce soit le théâtre (à part un tirade complète manquante, mais bon, on est pas des pros), les sous-titres, etc., et tout le monde a passé un bon moment, donc no problem.

  Et je suis généreux, voici le résumé de la soirée... ça me prenait deux pages sur ma fiche, moi :

Spoiler:
 



Et après, retour dans les familles pour le dernier soir...

[Évènement de la soirée : ma correspondante étant à moitié grecque par son père, celui-ci m'a appris un jeu de cartes grec... en Pologne ^^]

Samedi 26 Février

On sort les mouchoirs, on se serre les uns les autres, on remercie encore et encore, et encore parce que les Polonais étaient vraiment extra, et c'est donc le cœur serré qu'on refait les premiers tours de roue, pour une fois dans le sens du retour, et on espère tous que le mois de mars va passer vite pour pouvoir les accueillir chez nous le 1er avril, en croisant les doigts pour leur faire un aussi bon séjour que celui que nous avons eu chez eux !!

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158 : Vous rajoutez 4 sandwichs, 3 pommes, 5 bananes et vous avez le stock qu'ils m'ont donné pour me nourrir durant tout le trajet que nous avions à faire pour la France. Ils sont bien gentils, mais c'est juste un petit peu excessif, non ?
159-163 : Les premiers instants du retour, avec des infrastructures Polonaises

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164-165 : Un petit fail trouvé dans une station-service. Une publicité qui semble normale, sauf que si on zoom un peu, on voit que quelqu'un n'y était pas désiré. Et à voir les autres pubs pour la même chose de la station, ce n'était même pas volontaire.
166-169 : Le paysage Polonais, avec des forêts et de la végétation au début

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170 : Dernier arrêt en Pologne, sur un magnifique soleil couchant.
171-172 : Un moment d'une aussi grande intensité qu'on y voit rien : le passage de la frontière Polonais. L'ennui, c'est que c'est seulement à la sortie de l'Allemagne qu'on a pensé à détourné le bus pour faire demi-tour...
173 : Et de retour sur les routes Françaises...

Ce n'est qu'un Do Widzenia, mes frères !!

Les petits bonus from Rom1

Maintenant, vous avez envie d'aller, ou de retourner en Pologne ? Alors quelques infos et conseils personnels :

-Les Polonais : Décidément, ils ont un cœur gros comme ça (à peu près). Très très accueillants, ils veulent absolument que vous vous sentiez comme chez vous, et veulent tout vous payer quand vous cherchez des souvenirs (en fait, on a l'impression que l'argent n'est qu'un outil, chez eux... et qu'il ne dirige pas tout comme dans de nombreux pays ! Ahhh, quel beau monde). Ils sont toujours aux petits soins, et si je devais trouver un seul défaut, c'est qu'ils vous accueillent justement trop bien, et que certains peuvent alors être mal à l'aise. Donc, comme ils ne vont pas arrêter de vous demander si vous avez faim, soif, etc., et comme c'est souvent difficile de dire non (vous voyez le truc : "-T'as faim ? -Non, merci. -Tu es sûr ?", et c'est là qu'il arrive à vous donner faim, et que vous dites finalement "oui"...)... Et ils sont donc très généreux (voyez la photo de ce qu'ils m'ont donné pour le trajet). Bref, il faut peut-être savoir être ferme. Souvent, les grands-parents habitent dans la même maison que leurs enfants. Après, n'allez pas croire que je mets tous les Polonais dans la même case, bien sûr que non, mais les miens étaient comme ça. Donc bref, des gens très sympa.

-Le climat hivernal : Par comparaison, j'ai immédiatement pensé au climat Canadien : froid, mais sec, donc qui ne traverse pas trop les vêtements. Mais n'y allez pas trop léger pour autant. Le plus difficile reste les extrémités : j'avais des chaussures de marche, mais ce n'est pas assez chaud, même avec deux paires de chaussettes. Prenez plutôt des après-ski (mais toujours avec la double-épaisseur de chaussettes). Pour les gants, prenez des gants de ski imperméables, afin que le froid (même s'il est sec) ne traverse pas, et que vous ne regrettiez pas une bonne bataille de neige juste parce que vos gants sont mouillés et que vous avez des surgelés à la place des doigts. Je déconseille fortement les gants en polaire, ce n'est pas suffisant.
Vous pouvez prendre un pantalon normal, mais ajoutez un caleçon-collant (l'espèce de pantalon qui colle aux jambes, là) au moins. Une bonne polaire avec un manteau chaud ne seront pas de trop. N'essayez pas de faire comme certains habitants, je vois moi, le père avait juste une chemise sous son manteau...
Par contre, ils ont un peu tendance à surchauffer les maisons, donc attention aux chocs thermiques et n'hésitez pas à enlever quelques couches à l'intérieur. vacances

-Le manger faim ! : Le petit dèj' est salé, avec une grande consommation de pain, fromage et charcuterie. En fait, ma correspondante se faisait souvent une espèce de sandwich, donc... (et après une semaine de ce régime, vu qu'on mangeait aussi des sandwich le midi, on en a vite très marre !). Sinon, je ne sais pas trop, c'est pas si différent de ce qu'on mange dans beaucoup de pays. J'ai eu souvent des frites et des espèces de pancakes de pomme (ça n'a pas du tout le goût de pancake, juste l'aspect, c'est juste le fruit, en fait). En fait, j'ai pas grand-chose à dire^^.

 

-Le glouglou : Pour les amateurs d'alcool, il y a bien sûr la vodka, mais n'allez pas croire que les Polonais sont des alcooliques. De plus, il semblerait qu'ils tiennent bien l'alcool. La boisson nationale restera le thé, qui se boit à n'importe quelle heure de la journée.

 

-La monnaie : Le zloty, qui vaut environ 0,25 € à l'heure où je vous parle. Les produits sont un peu moins chers qu'en France pour la majorité.

 

-La phrase du séjour : "Cacahuète... enrobée de chocolat" (avec un crescendo sur "enro" puis decrescendo), qui est née sur un coup de tête de quelques potes (qui excellent dans l'art du n'importe quoi, je leur fais coucou d'ailleurs)... Et cette cacahuète a été ressortie à bien des endroits, et c'était souvent lancé par mon prof. de maths !^^ D'où le nom de notre mascotte, un cigogne que l'on a acheté là-bas (photo prise par mon prof d'SVT) :

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-Mais vous étiez où, en fait, en Pologne ?

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Là, vous voyez Radomsko sur la carte ? Eh ben on était là. Et, au total, en ajoutant les déplacements dans la Pologne à l'aller-retour France-Pologne, on obtient un total de 4 800 km fait en bus (rien que d'y repenser, j'ai encore mal au derrière).

-Alors j'ai parlé de fail tout à l'heure dans la station service, mais on oubliera pas celui de la barre chocolatée :

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176-Bonus : C'est sûr que quand tu dis "Je viens de me faire un 3 bit XXL, c'était pas dégueu", on a du mal à vous prendre au sérieux. fou rire

-Spécial thanks (non mais comment il se la pète !)
> Merci aux Polonais pour tout ce qu'ils ont fait pour nous !
> Merci aux professeurs pour avoir organisé l'échange et tout avoir mis en place !
> Merci à la Maison de la Culture pour nous avoir accueillis !
> Merci aux sponsors, pour avoir financé une partie du voyage !
> Merci à mes camarades de classes d'avoir été relativement supportables durant le séjour (je vais m'en prendre plein la figure à la rentrée, moi...) P. help
> Merci aux 13p4 pour me laisser squatter leur forum à chaque fois que je veux raconter ma vie de cette manière, et chez qui j'écris tout avant de le copier-coller sur mon blog, et qui me motivent à continuer d'écrire !
> Merci à Servimg, mon hébergeur d'images que j'ai bien dû surcharger avec tous mes reportages, déjà, et merci à Overblog pour héberger mes articles (même si les deux n'en on rien à fich')
> Merci à tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire... ok je sors, sinon je vais m'en prendre une sortir
> Merci à tous ceux que j'oublie, mais qui eux n'ont pas oublié que je les oublie !
mercimercimercimerci Dziekujemercimercimercimerci !

ET A LA PROCHAINE !!!!!! Do widznenia !

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