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Keskejévu

Ah, Paris !

20 Avril 2012 , Rédigé par Romain Publié dans #Voyages

Konichowa tout le monde.
De part cette courte introduction, vous en aurez conclu que je reviens... Paris (qui a dit Tokyo ?) ^^.

Ah, la ville-lumière... la ville embouchée, polluée, surpeuplée, avec des prix au-dessus de toute espérance ! Non, décidément, je n'aime pas les grandes villes *mode campagnard on*.

Bon, ça ne va pas m'empêcher de vous narrer, une fois encore, de manière peut-être un peu plus concise, ce nouveau voyage scolaire que nous fîmes. Donc je ne vais pas commencer à m'attarder sur l'introduction (si ce n'est déjà fait), n'est-ce pas, je ne vais pas épiloguer alors que nous n'en sommes qu'au prologue, hein, donc bref, hein, bon, j'y vais, ok... Mais ne me frappez pas !

Lundi 30 Janvier 

Après un réveil très matinal (pour les ados que nous sommes... Bah oui, 5H00, pour certains, ça fait tôt), c'est donc pour Paris que nous partons (et pour une fois, pas de Paris).
7h00 : Départ du lycée.
Suite à un voyage sans histoire (pour résumer, on gardait les bonnes habitudes de la Pologne avec de grosses parties de Mario Kart sur la DS, à 8 ^^), nous débarquons à 12h25 sur la Place de la Bourse.

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1 : En tout cas, c'est ce que dit la station de métro.
2 : Première vue de la capitale... 

Une fois la mise au point avec les profs d'effectuée, nous sommes déjà lâchés pour notre premier temps libre jusqu'à 16h00 (question existentielle : mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire scratch ?). Bon, vu que du coup, il n'y a pas forcément d'intérêt à aller dans un magasin de souvenirs ou même de faire les boutiques (à moins de ne pas avoir la patience de rentrer, au point de payer trois fois plus cher, pour acheter une petite babiole), le petit groupe dans lequel j'étais traînassa dans les rues de la capitale jusqu'à finalement arriver aux galeries Lafayette, histoire d'être au chaud. Car nous venions de découvrir notre premier ennemi, et qui se propagea rapidement, qui fut LE FROID (ouh le vilain !). Et il fut particulièrement intense ici (une fois de retour en Bretagne, on a tous enlevés deux ou trois couches, c'est vous dire ! Mais là n'est pas la question). Bref, une fois à l'intérieur, nous en profitons pour manger nos casse-croûtes dans les escaliers qui mènent au RER (ce qui nous permet d'être décrit comme des "abrutis" par un père de famille qui expliquait la vie à son fils... Evil or Very Mad). Puis nous avons erré, dans le but de faire notre interview d'un étranger pour l'anglais, dans quelques rues proches jusqu'à un café de la chaîne "la Pomme de Pin". Finalement, nous sommes tombés sur un jeune couple chinois en lune de miel qui a accepté de répondre à nos questions ("Ça, c'est fait").
14h50, finalement, nous quittons le café (où nous nous sommes réchauffés, corps et âme... surtout corps). Nota qui n'intéresse que moi : deux petites remarques sur la musique du lieu. Déjà, à un moment, j'ai eu l'impression d'entendre "I won't hold you back" de Toto (z'êtes sur Internet, z'avez un moniteur de recherche, et vous êtes grands, donc vous vous débrouillez si vous voulez savoir à quoi ça ressemble), mais comme s'il y avait un bug (seul le début des paroles se répétait... tout le temps). Fait numéro deux : D. nous a fait l'analogie entre une des musiques de fond et les musiques de films pour adultes.
Enfin, après rien de spécial, nous rejoignons la troupe à l'endroit où nous l'avons laissé, c'est-à-dire à l'Académie Nationale de Musique.
And now, direction : le Grand Journal, à Canal+.

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3-4 : l'ANM, et ces quelques figures de compositeurs célèbres (Mozart, Beethoven, Chopin... Ça fait plaisir de ce dire que tout ça, c'est Français... Ok, je sors sortir).
5 : Le genre de rue typique des transformations de Haussmann, c'est-à-dire large.
6 : Je confirme, nous sommes à Paris... Les pigeons parisiens n'ont pas le même goût que les rennais.

Une fois arrivés au bâtiment, c'est parti pour une petite attente à l'extérieur, puis contrôles, etc., on se place sur le plateau. L'émission commence après avoir été encadrés par un "chauffeur de salle", qui reviendra de temps en temps. Un moment très sympa et une nouvelle expérience qui commence dès que les journaleux débarquent. Cela faisait bizarre d'être de l'autre côté du poste, on voit vraiment tout différemment, et on se rend compte qu'en fait, les présentateurs sont vraiment des gens comme les autres, qui font leur boulot (je veux dire qu'on pourrait les croiser dans la rue sans aucun problème). Bon, tout ça sera sans doute développé dans une vidéo -surtout qu'on a vu des choses qui ont été coupées au montage ^^-.

Pour finir, nous dînons au McDo et direction l'hôtel pour s'installer. Assez tard (mais pas autant que les soirs suivants), extinction des feux.

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7 : Attestation par le tampon : oui, on est vraiment allé au Grand Journal.
8 : Notre modeste hôtel.

Mardi 31 Janvier

Aujourd'hui, c'est le début de notre véritable programme de lycées, puisque premier jour d'une série pleine de musées et autres bâtiments d'élévation cérébrale.

Départ à 8h15 depuis notre hôtel pour se rapprocher du centre de la capitale (nous étions logés en bordure). Nous descendons finalement du bus à proximité (pour passer juste en-dessous, pour ainsi dire) de la fameuse Tour Eiffel. 

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9 à 11 : Si, si, c'est bien elle, c'est pas une copie.

S'ensuit une petite marche en direction du Quai Branly (c'est pas parti pour de la photo à gogo !... floues, parce que le petit numérique que j'ai emporté n'aime pas les photos dans les musées... grrr ). Donc pour résumer, c'est un rassemblement de plein d'objets typiques des tribus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d'Amérique. Sympa :). 

Nous commençons avec les possessions d'Océanie.
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12 : L'entrée est magnifique -_-
13 et 14 : Tambours... si si !
15 : Bâton de danse.

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16 : Masques
17 : Des masques à ignames (une sorte de tubercule... On déguise les patates là-bas ! ^^).
18 et 19 : Autres masques.

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20 : Des boucliers, ici...
21 : ... et là aussi.
22 : Des statues d'oiseaux.
23 : Et encore des tambours et/ou des sculptures.

Alors là, je crois qu'on passe à l'Asie (si quelqu'un est en mesure de me corriger...)...
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24 et 25 : Ainsi sont les sièges de cérémonies.
26 : Un tambour de bronze.
27 : Des manuscrits.

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28 et 29 : Couteaux et sabres... pour connaisseurs.
30 : Vous me croyez si je vous dit que c'est des faucilles ?
31 : Quelques machettes...

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32 : LA photo la plus ch... à prendre, mais qui en vaut le coup : Bouddha debout sur une fleur de lotus.
33 : D'autres sabres.
34 : Un heaume.

Passons à l'Af'ique maintenant, si vous me le pe'metez.
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35 : Des pierres peintes.
36 : Des masques.
37 : Des masques... de Goli.
38 : Des tambours.

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39 : Objets relatifs à l'esprit de l'eau (comprenne qui pourra)

Et malheureusement, une seule photo pour les Amériques, vu qu'on était déjà à la bourre (on était toujours très courts au niveau temps...).
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41 : On se contentera juste d'une impressionnant coiffe de plumes, avec en arrière-plan quelques armures dorées.

Après cette vidéo sympathique (mais quelque peu expédiée, vous l'aurez compris) nous partons en direction du restaurant Universitaire (dont les multiples visites des prochains jours rythmeront les parties de la journée... je me comprends), afin de déjeuner malgré un système un peu difficile (style cafétéria, mais surpeuplée). La prochaine étape est le Palais de la découverte.
Nous commençons par un peu de visite libre avant d'assister à la conférence "électrostatique spectaculaire". Une bien bonne présentation dont les organes capillaire de Hugo et Clément se souviennent encore (à notre les premières lettres des prénoms : dans ce sujet scientifiques, on retrouve, en sujet de test, deux jeunes gens dont les initiales donnent Hydrogène (H) et Carbone (C... ou Chlore, Cl)... Ok, c'est une blague d'intello, et faut chercher loupe ...).

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42 : La voûte du palais.
43 et 44 : Éléments architecturaux.
45 : Les escaliers, toujours plus haut, vers le ciel et les étoiles !
46 : La voûte, de l'entrée, qui donna lieu à quelques privates jokes... Ne me demandez pas pourquoi...

Encore un peu de temps libre dans le Palais ensuite qui me laisse, entre autre, le temps d'aller voir la très intéressante (ce texte est personnel, hein !) partie du Palais dédiée à l'astronomie (de nos jours, dans les musées, personne n'essaye de tout lire...).

Nous partons ensuite pour une longue ballade (dans le vent, le froid... les cris et les larmes ?) jusqu'à la Fontaine St-Michel, où nous avons encore du temps libre mais était-il vraiment utile ?.

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47 : Et donc une magnifique photo de nuit loupée de la fontaine St-Michel tongue.

De nouveau, resto U, et retour à l'hôtel (pendant le trajet, comme j'écrivais, j'ai raté un petit élément dont je reparlerais plus tard... Un certain restaurant... assez connu du monde geek). Enfin, la soirée se termine dans les rires et la bonne humeur de mon côté, puisque gros Jungle speed (on reste des gamins^^) où les piques fusent des uns vers les autres.

Mercredi 1er Février 

Programme de la journée : le Louvre et la Cité de l'Immigration.
Après un départ retardé d'un quart d'heure par rapport à d'habitude (ce qui avait été mal interprété la veille et qui a fait que certains se sont levés 3/4 d'heure plus tard...), nous prenons la direction du plus fameux musée d'art de Paris... Ais-je besoin de préciser lequel ?

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48 : Bizarrement, cette affiche me fait penser à autre chose.

Tout d'abord, nous visitons l'aile nommée "Sully"... Enfin, en partie : avoir la prétention de visiter le Louvre en une matinée demande de courir dans les allées... En on vient de voir qu'il est interdit de courir tongue. Proche de la section dédiée à l'Egypte -où nous ne sommes pas allés-, nous avons pu nous extasier devant des "vieilles parties du Louvre" (bon, des murs quoi...). On apprend, entre autres, qu'il fut construit au XIIIème siècle (tout le monde le sais, bande d'incultes) et on a un aperçu grâce à la maquette à l'entrée de la section. Suit alors la salle de réception du XVIème siècle, où l'on retrouve entre autres la Diane Chasseresse ou la plus connue encore...

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49 : ...Vénus de Milo (floue ? Décidément, ce n'est pas la première, ça ne sera pas la dernière : cet appareil n'aime pas les musées...).

Nous en sommes donc à la période de fin de l'art grec. La statue en question fut trouvée en 1820 et fut considérée comme l'une des statues de la meilleure facture pour l'époque.

Nous continuons alors par l'aile "Denon", où l'on trouve entre autres, dans le même style...
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50 : Une frise représentant les Panathénées
51 : Et la Victoire de Samothrace.

Retour dans l'ambiance du XVIème avec la Galerie d'Apollon (qui resta inachevée pendant deux siècles encore !). 

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52 : En chemin étaient exposés quelques "Joyaux de la Couronne".

Puis nous retrouvons de nombreuses peintures du XIXème siècle, comme :

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53 : Le Couronnement de Napoléon, de David ;
54 : Les Noces de Cana, de Veronese (ce qui est d'autant plus amusant, c'est la foule autour) ;
55 : Le Radeau de la Méduse, de Géricault ;
56 : Et La Liberté guidant le peuple, de Delacroix.

Il y avait aussi Les Sabines arrêtant le combat entre les Romains et les Sabins, mais encore une fois, la photo était impossible... Dommage, parce qu'on avait une petite idée des visiteurs du Louvres, avec une "tête de groupe" Asiatique qui agitait un petit drapeau rose pour montrer où elle était Rolling Eyes. Dans les non-photographiés, du côté peinture italienne (XVIème), on dénombre La Joconde (parce que là, vu la taille du tableau, associé à l'appareil photo capricieux, et surtout l'attroupement autour, merci bien).
Nous retournons alors aux sculptures, où nous voyons entre autres les deux Esclaves de Michel-Ange et Psyché ranimée par le baiser de l'Amour de Canova. Nous terminons par la salle du manège.

Puis, une fois encore, nous allons manger dans un restaurant Universitaire, avant de prendre la direction du Musée de l'Immigration -qui veut un cours de géographie ?-.
Je vous retranscris pèle-mêle quelques informations glanées pendant la visite :
Donc déjà, pour sa propre histoire, il s'agit de l'ancien Palais de la Porte Dorée (qui date de 1931), et où les colonisés étaient présentés comme des personnes non-civilisées, ce qui "justifiait" la colonisation. L’architecture était d'ailleurs agencée de manière à rappeler ces pays colonisés. Puis, jusqu'en 1960 apparu le phénomène de décolonisation, et il devint le Musée des Arts Africains, qui fut ensuite transféré au quai Branly.

Spoiler: De la fin du XIXème siècle au début du XXème siècle, beaucoup d'européens ont émigré vers l'Amérique (comme par exemple les irlandais suite à la crise de la pomme de terre). On retrouve alors des Italiens en Amérique du Sud qui fuient la dictature de Mussolini et car ces pays ont besoin de main-d'oeuvre suite à la fin de l'esclavage. Peu de Français émigrèrent, car le pays faisait face aux problèmes démographiques et à l'industrie.
Aujourd'hui, 3% de la population est composée de migrants.
A la fin du XXème siècle, suivant la tendance des Européens vers les Amériques, arrivèrent des émigrants Africain vers cette même Europe.
En 2000, on assiste à des flux importants de réfugiés, sur des courtes distances, vers l'Afrique centrale et l'Asie du Sud.

Concernant la France, on note :
En 1891 que les principaux "étrangers" viennent d'Europe et de pays frontaliers, tels les Belges, mais très peu depuis les colonies ;
En 1931, si 7% de la population mondiale est émigrée, c'est surtout (et toujours) d'Europe qu'ils partent pour la péninsule de l'Eurasie (Italie, Pologne), grâce aux accords facilitant la fuite des tensions politiques.
En 1975, c'est avec de nouveaux accords pour le travail et contre les dictatures que l'on les fait venir, dans le contexte de la fin des 30 glorieuses. On trouve alors principalement des Portugais, des Italiens et des Algériens.
Enfin, en 1999, l'immigration devient très diversifiée.



Dans le musée, on retrouvera la valise d'un migrant, dans lesquels sont mélangés objets personnels rappelant le quotidien et objets de culte. Nous croiseront d'autres possessions de migrants, tels un disque de Charles Trenet, des lettres, des photos, des titres de séjour, des lits, ainsi qu'un reportage sur l'histoire de l'un d'entre eux. Une parenthèse a été faite sur le cas des russe apatriés après les révolutions de 1917, avec des passeports autorisant à travailler, et qui arrivaient en même temps que les arméniens qui fuyaient les massacres, ce qui a abouti à un début de réflexion sur l'état de réfugié à l'époque.
Aux années 50 se développent les bidonvilles, car, en France, il manque de logement pour accueillir les migrants. Sont alors construits des foyers de travail pour ceux qui viennent travailler dans le pays ; le travail était alors un moyen d'insertion, ainsi que l'école, les mariages mixtes ou le sport.
On rappellera pour la fin le problème de la nationalité Française : le droit du sol n'a pas
toujours existé.

En gros, sympa, mais un peu longuet...

Puis re-repas, et retour.

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57 : Au passage, un restaurant assez connu d'une certaine partie de la communauté geek.

A l'hôtel, il a été tenté d'organiser une petite fête pour l'anniversaire d'une fille de la classe, mais ça a fait un peu "flop"... Remarquez, je m'en fiche, j'était dans la même chambre que la veille à faire la même chose (Jungle Speed, Loup-Garou, on ne se prend pas la tête ^^)... Et arrive le moment d'un dodo bien nécessaire, puisque demain on commence encore plus tôt qu'hier...

Désolé de couper comme ça en plein milieu, mais comme vous avez pu le voir, le blog décide de faire sa loi et d'empêcher tout de fonctionner normalement (problème avec les surlignages, etc.)... Je suis obligé, par ailleurs, de faire mon "travail" en deux parties... Donc à tout de suite !

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Ah, bah toujours Paris !

20 Avril 2012 , Rédigé par Romain Publié dans #Voyages

Ou la suite du précédent

Jeudi 2 Février

Nous survivons au départ à 7h45 (oui, c'est tôt pour certains ados ^^) en direction du Musée d'Orsay.
Mais c'est pour être encore mieux accueillis par le froid plus persistant que jamais, alors que nous ne sommes pas encore acceptés au musée, car celui-ci est apparemment "fermé" pour l'instant. Nous nous réchauffons alors autour d'une petite (mais onéreuse) tasse avant de revenir à 9h35. Finalement, après quelques négociations, nous parvenons à rentrer (il faudra quand même qu'on m'explique pourquoi d'autres groupes rentraient comme dans un moulin alors que le nôtre a été arrêtes... On a une sale tête ou quoi ?). Bref, le musée d'Orsay :

A la base, il s'agit d'un gare construite en 1900, durant l'exposition universelle. Elle fut ensuite désaffectée lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Une partie de son architecture, la voûte entre autres, est inspirée de l'Antiquité.

Pour vous donner une petite idée des tableaux qu'on peut y trouver, nous jetons d'abord un oeil au style néo-classique, avec La Source, d'Ingres (alors oui, par contre, les photos étant interdites, je mets de hyperliens pour ceux d'entre vous qui ne savent pas de quoi on parle), qui s'oppose totalement à ce qui suit, ces œuvres ayant été particulièrement critiquées à l'époque ; ce sont alors celles de la salle Daumier, (vers 1830), qui était considéré comme un précurseur du réalisme (auteur de caricatures ou de La République). On y trouve alors le -sublime- Angelus de Millet (également précurseur du réalisme, représentant souvent les paysans au travail, mais en sachant montrer la noblesse et la richesse du monde paysan), ainsi que ses Glaneuses. Dans un même ordre d'esprit, mais avec un style différent, on trouve ensuite Rosa Bonheur et le Labourage niverais, peinture extrêmement détaillée. Enfin, pour finir sur ce thème des paysans, on trouvera, entre autres, le Rappel des glaneuses de Jules Breton.

Nous prenons alors la direction du tableau à scandale Olympia de Manet, car représentant une prostituée (recevant alors les fleurs d'un "client" et arborant ses bijoux), et aussi rapport à son titre faisant référence aux Dieux. Néanmoins, ce tableau amena à la modernité des sujets du réalisme (Manet, lui aussi, était un précurseur... A croire qu'il n'y a que ça !^^). Puis vient le chef de file (ah, on change tongue) qu'est Courbet, avec L'Enterrement à Ornans, qui surprit par son grand format pour un sujet "non-noble".

Du côté de l'impressionnisme, nous revenons à Manet avec Le Déjeuner sur l'herbe (on reconnaîtra d'ailleurs le même modèle féminin que pour Olympia), qui fut refusé au Salon Officiel à son époque. Napoléon III décida alors de créer le Salon des Refusés à côté, car il considérait les juges comme trop sévères (bouh, les vilains). On trouvera aussi Emile Zola, de Renoir (oui, Zola l'auteur, mais en peinture), ou Les Coquelicots de Monet. Dans un coin, Dans un café de Degas (connu aussi sous le nom de l'Absinthe... Personnellement, je pense toujours à l'Assommoir de Zola (sus-cité ) quand je vois ce tableau) et La Serveuse de bocks de Manet dénoncent l'alcoolisme, mais nous vîmes également Le Bal du moulin de la Galette et Les Baigneuses de Renoir, ou encore plusieurs œuvres de Monet, que sont ses cinq Cathédrales ou ses fameux Nénuphars bleus (enfin, Monet a fait tellement de tableaux de nénuphars, cette fois-ci je ne suis pas sûr de vous avoir mis le lien correspondant...).

Nous passons ensuite par la salle de fête, avant d'arriver dans la partie plus centrée sur le naturalisme. Nous commençons avec le gigantesque Cain de Cormon, représentant la fuite d'hommes préhistoriques, inspiré de La Légende des siècles de Victor Hugo, lui-même inspiré par la Bible. A l'époque, on commençait à étudier cette partie de l'histoire (de la pré-histoire ?). On trouvera aussi, d'Albert Edelfelt, le portrait de Louis Pasteur, retranscrivant le réalisme du geste et l'environnement de travail du biologiste.
Voilà voilà, fin du musée Wink.

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58 : Bref, on est allé au Musée d'Orsay.

Et pour ne pas changer, nous enchaînons avec le repas avant d'enchaîner avec le Museum d'Histoire Naturelle.
Nous entamons alors une visite ayant pour thème la biodiversité.

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59 : Dès l'entrée, nous tombons sur la statue d'un certain "Darwin"...
60 : Le Musée se targue d'un jardin immense.
61 : Si, même les pigeons font parti de la biodiversité...
62 : ...même s'ils ne respectent pas forcément les monuments.
63 : Qui dit "Musée" dit "photo en intérieur"... et dit "photo floues". Donc ici l'imposant squelette de baleine australe de l'entrée...
64 : Secondé par celui d'un rorqual bleu.

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65 : Premier animal : le calamar géant.

En effet, nous commençons avec l'écosystème marin, puisqu'il s'agit de celui du rez-de-chaussé.

Le calamar géant *Mode documentaire animalier... Et non, je ne mettrai pas de lien vers une certaine vidéo des Nuls à propos des documentaires animaliers, j'ai de la famille qui regarde*
Cet animal des abysses y vit comme le sommet de la chaîne alimentaire. Il s'agit de l'être vivant aux plus gros yeux, car ils permettent de voir ses proies (qui sont des petits poissons lumineux) dans ce milieu très sombre. Sa peau et rouge à cause du cuivre présent dans son sang, au lieu de fer, et il ne connait qu'un seul prédateur : le cachalot.

Le cachalot (admirez l'efficacité de la transition !)
Sa forme plus effilée que la baleine laisse suggérer qu'il peut se déplacer rapidement. Par ailleurs, il ne possède pas de fanon mais une grande mâchoire, avec de grandes dents (c'est pour mieux te mangeeeer...). C'est évidemment un grand prédateur et peut repérer les alentours à l'aide d'un système de sonar.

Les coraux

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66 : Bah... Des coraux.
Il s'agit alors d'un symbiose entre un animal (l'éponge, qui se développe et crée un exosquelette) et un végétal (des petites algues, qui se trouvent alors dans le squelette). Cependant, il reste fragile : si des modifications du milieu ont lieu, l'éponge va être "stressée" (eh oui, pensez-y la prochaine fois que vous faites la vaisselle ! Rolling Eyes) et expulsera alors les algues, changeant alors de métabolisme, pour finalement mourir après 3 mois où elle blanchit. Or le milieu corallien possède une très grande. 

Les manchots 
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67 : Je ne sais pas ce que c'est, non...
Ces petits volatiles vivent en Antarctique, à la différence des pingouins, au Nord (Arctique). Leur couleur, imposée par la sélection naturelle, leur permet de survivre : du noir sur le dos, du blanc sur le ventre, bien distincts, afin de ne pas se faire repérer par les prédateurs (les éléphants de mer, surtout) marins lorsqu'ils vont chercher leur nourriture (les fonds marins sont sombres, tandis que la surface, gelée, est blanche). Sur la terre, ils risquent peu de choses, puisqu'ils sont les seuls habitants. Les petits manchots ne portent d'ailleurs du duvet car ils restent sur la banquise.
Il existe cependant des manchots atteints d'hypermélanisme, c'est-à-dire totalement noirs, une mutation assez fréquente. Cependant, ils ne se reproduisent pas : à l'âge où ils sont capables de se nourrir seuls, leur camouflage imparfait fait qu'ils se font dévorer avant la première période de reproduction.

L'ours blanc
De la même manière que les manchots, le pelage de l'ours blanc lui assure un camouflage, mais sur la banquise cette fois-ci, et surtout pour les petits. En réalité, ils possèdent une peu noire en-dessous, les poils étant transparents (ils laissent ainsi passer la lumière et ils peuvent maintenir une température convenable). Ils permettent une régulation de la température en Été, qui reste cependant plus difficile pour les oursons ; c'est pour cela que les mères creusent une cuvette dans la glace, plus fraîche. Cependant, avec le réchauffement climatique, un petit sur trois meure car la mère devrait alors creuser plus profond, ce qu'elle ne sait pas... Donc deux solutions : soit on donne un thermomètre aux ourses, soit on diminue l'impact climatique (ok, je m'en vais sortir).


La girafe (un milieu juste un peu plus chaud) 
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68 : Sur cette photo, on voit que ces deux sortes de girafe ont des taches différentes... Cependant, il s'agit de la même espèce (définition d'une espèce : être vivants pouvant se reproduire entre eux), mais leur habitat est différent. Celle qui a les taches "carrées" vit dans la brousse, tandis que l'autre, avec des formes plus proches des feuilles, vit dans un milieu semi-forestier.

Pour finir la visite, nous avons discuté de la naturalisation des animaux ici présents : ceux-ci sont morts naturellement dans des zoos, mort suivie part une visite du vétérinaire, des croquis, des mesures... La peau est ensuite découpée et envoyée chez un tanneur, ainsi que les "accessoires" (griffes, bois, etc., je présume). Pendant ce temps, une maquette miniature est créée par le taxidermiste, la pose de l'animal étant montrée à des spécialistes afin de vérifier sa crédibilité. Un squelette (maquette) en bois et fer est alors créé, et du polystyrène est employé pour les parties du genre museau et autres. Le tout est ensuite recouvert d'un verni plastifiant, puis la peau est remise dessus, et ensuite les accessoires. Les yeux sont faux.
La différence avec les animaux empaillés est que, effectivement, ils n'y a pas de paille à l'intérieur, ce qui posait des problèmes pour les animaux de petite taille, pour la conservation, et qui rendait certaines positions impossibles.

Puis nous sommes lâchés dans le musée, et je finirai donc cette partie avec quelques photos de la section dédiée aux espèces rares, disparues ou en voie de disparition... dans une salle encore plus sombre que le reste, donc niveau photos...

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69 : Lions du Cap ;
70 : Tigre de Chine ;
71 : Gypaète barbu ;
72 : Autre race de tigre ;
73 : Couagga ;
74 : Œuf d'Aepyornis.

Et enfin quelques-z-animaux pris au vol :
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75 : Phoque de Weddel ;
76 : Bongo ;
77 : Et un Renne.

Une fois ceci de fait, retour au car pour le dernier repas. Mais avant, un peu de publicité temps libre (utile ou pas ? En tout cas, nous étions beaucoup à être revenus en avance...).
Retour, et la soirée se termine sur quelques bonnes parties de Loup-garou de mon côté.

Vendredi 3 Février


Aujourd'hui, c'est le dernier jour. Encore une fois, nous devons nous réveiller aux aurores pour faire nos valises avant la visite du matin : direction le Sénat (et je n'étais pas fâché de quitter cet hôtel, pour tout vous dire).

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78 : L'entrée du Palais du Luxembourg, où siège le Sénat.

Bon, c'est encore de la prise de note du guide, donc ne vous étonnez pas si tout n'est pas très structuré... Wink
Ce Palais date de l'époque de Louis XIII : à sa mort, Marie de Médicis achète le terrain et veut faire construire un palais. Depuis, deux grosses transformation ont été faites : l'un datant de Napoléon Ier, avec l'apparition de son fameux hémicycle, puis sous la restauration (Louis-Philippe), où le Palais est agrandi lorsque les sénateurs deviennent "pères de France" (oui, j'avance vite dans la chronologie; parce que on avait déjà fait tout un dossier sur ça en Education Civique avant de partir en voyage, et ça commence à faire un peu longuet...).

Nous visitions alors la salle du livre d'or... sans le livre d'or, vu qu'il est remisé aux archives nationales. Il s'agissait d'une salle d'apparat, servant à introniser les Pères de France. On y trouve plusieurs œuvres ayant appartenu à la Reine, comme des peintures italiennes de l'époque. Le bleu, omniprésent dans de nombreuses salles, représente la couleur du veuvage de Madame de Médicis.

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79 : Nous passons ensuite au perron central.
Dans le vestibule se trouvait auparavant un grand escalier, désormais remplacé par des colonnes, et de nombreux arcs rappellent l'Arc de Triomphe (à noter d'ailleurs que celui s'étant occupé des travaux, Jean-François Chalgrin, en était également l'auteur).

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80 : Nous allons alors dans l'hémicycle.

En réalité, il y en a deux au Palais. Il s'agit de la place des 348 sénateurs. Les partis de gauche et de droite sont positionnés en fonction du président. Les tables en bas sont la place des secrétaires et des assistants qui retranscrivent tout ce que est dit. En remontant, à la première rangée, se trouvent les ministres et leurs assistants, et derrière se trouvent les places des sénateurs (avec leur nom et numéro inscrit dessus). Des huissiers amènent des messages lors des sessions. Au niveau architectural, on trouve, entre autres, les statues des deux grands législateurs français : St-Louis et Charlemagne.
Malgré l'absence des sénateurs ce jour-là, le Sénat travaille toute l'année. Si le Président venait à mourir, ce serait le Président du Sénat qui le remplacerait (par exemple avec De Gaulle et Pompidou), sachant que le Président n'est pas autorisé à venir (ce qu'on appelle la séparation des pouvoirs), même s'il peut tout de même se présenter devant l'Assemblée. Sur certaines tables, on trouve de petits médaillons : il s'agit de l'ancienne place de sénateurs illustres (Michel Debré, Victor Hugo, Mitterrand, Poincaré...).

Nous passons alors devant la bibliothèque, où l'on trouve quelques 45 000 livres (enfin, ça m'étonnerai que ça soit le coin où on trouve un bouquin de fantaisie ou de science-fiction, mais ça reste honorable ^^). Puis nous arrivons à la galerie des bustes, où a lui cérémonial depuis Napoléon : le Président du Sénat, à l'heure de la séance, sort de son "bureau de départ" avec un général et passe les troupes en revue (celles de la garde républicaine, environ 20 hommes), en hommage du pouvoir militaire au pouvoir législatif. Ensuite vient la salle de conférence, la plus grande du bâtiment. Il s'agit de l'ancienne "salle du trône", chez les Médicis, et fut décorée par Napoléon III à l'époque de la grande révolution industrielle (vers 1850). 

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81 : On y trouve d'ailleurs le trône de Napoléon Ier.
82 : La plus grande pièce, on disait.

Sur les côtés se trouvent deux grandes peintures ayant trait à l'histoire de France, et les statues représentent les grandes victoires napoléoniennes.

Nous approchant de la fin de la visite, nous passons par l'ancienne chambre de la Reine, où il nous fut conté la "journée des dupes" : De Médicis était perpétuellement en conflit avec le cardinal Richelieu et voulait l'évincer. Richelieu écoutait alors une discussion entre la Reine et Louis XIII, et rejoignit me Roi qui était parti pour Versailles suite aux faits. Ce dernier le confortera et exilera sa mère.

Enfin, nous finissons avec l'ancienne galerie des Rubens, dont les peintures on été transférées au Louvre et qui est devenu l'escalier d'honneur.

Ceci étant fait, c'est l'heure de manger pour la dernière fois au resto U (*ouf !*), avant d'avoir un ultime temps libre jusqu'à 14h45, durant lequel nous sommes retourné au Louvre pour... l'Apple Store ("c'est bien parce qu'on n'a rien à faire, les gars"), parce que l'un d'entre nous avait besoin d'un adaptateur. Comme nous avons pas mal traîné, il nous restait quelque une heure et quart avant de partir. Nous nous sommes alors rendus jusqu'à l'entrée des Champs-Elysées, mais comme nous n'aurions pas eu le temps de revenir à l'heure, nous sommes juste restés ici à manger des churros. Et nous somme finalement revenus au point de rendez-vous (le Musée d'Orsay), mais comme nous étions en avance, nous avons stagné dans la station la plus proche pour ne pas finir gelés (parce que oui, le froid là...). Un gars s'est même arrêté quand il nous a vu et n'a pas eu l'air de nous croire quand on lui a expliqué que nous n'étions pas à l'école car en voyage scolaire...

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83 : Une fontaine à moitié gelé, aux alentours du Louvre... Et si le jet fonctionne toujours, j'ai quand même une preuve qu'il faisait bien froid !
84 : Donc au passage, la prochaine fois que vous vous noyez, vous savez ce que vous devez faire.


Et enfin, pile à l'heure, nous repartons, pour arriver en fin de soirée à la maison, ayant marqué l'arrêt aux mêmes stations qu'à l'aller.

Voilà voilà, ch'est fini pour la petite n'hichtoire tongue.

Annecdotes

Je pensais juste comme ça à une petite série de mots qui rappelleront en gros le voyage à ceux qui l'ont vécu (je ne prends pas mon cas en particulier là...) :

Froid ; Musées ; Mario Kart ; Restaurant Universitaire ; Hôtel ; Canal + ; et bien d'autres...

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