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Keskejévu

Roman no densetsu : Episode 3 : "Bon, et à part ça ? On est au Japon ou bien ?"

29 Août 2014 , Rédigé par Romain Publié dans #Voyages

Pas énormément de nouveautés ces derniers jours, vu que les journées sont surtout dédiées au boulot ces derniers temps.

Donc boostons-nous un peu (avec encore un opening d'anime que je n'ai toujours pas vu... mais bon, la musique ressort un peu pour tout les prétextes dans le groupe, il fallait bien la citer à un moment) !

Mercredi 27

Comme je l'ai dit précédemment (mais je vais répéter pour les trois au fond qui n'écoutaient pas), la majeure partie des journées est passée à l'école de Trident afin de chaque groupe travaille sur son projet. Histoire de donner un peu plus de détails, donc, en plus du groupe de 3 personnes auquel j'appartiens et préparer un concept de jeu sur le thème "to move" que nous devrons présenter le 9 Septembre pour le Japan Game Award 2014, nos compatriotes s'acharnent à préparer dans son presque-intégralité un jeu sur téléphone mobile pour l'entreprise h.a.n.d. Et à côté de ça, nous avons un confrère Allemand de présent dans le Game Lab également, chargé de modéliser en 3D le personnage-mascotte d'une entreprise. En fait, il s'agit plutôt d'une sorte de concours auquel il participe, ainsi que nos Game Artists (ceux qui, dans le milieu, ont un crayon dans la main -ou plus souvent un stylet de tablette graphique- et qui savent s'en servir) qui se rajoutent donc ceci en plus du projet sur téléphone. Il arrive donc de temps en temps que quelques japonais passent, que ce soient des élèves (enfin, ce fut généralement une seule fois, histoire de se présenter et de nous dire de venir les voir si on avait quelque chose à demander), des professeurs, ou des intervenants extérieurs qui viennent parfois s'informer de l'avancée des travaux

Et donc bref, de quelque chose comme 8h45-9h du matin à 17h30-18h, on se retrouve donc assis sur une chaise, devant un écran, à taper des pavés de texte qu'on corrige en permanence, à cogiter (seul ou à plusieurs), à dessiner, ou à dire des bêtises. Ce métier est génial x) (qui a dit que ça ne changeait pas de d'habitude ? Oh !). Au passage, les claviers étant en format qwerty et non azerty comme chez nous, il arrive qu'on finisse par confondre un peu les touches, le temps de s'habituer (encore que pour les accents, ça ne pose pas trop problème vu qu'on écrit en anglais... Quant à savoir si les Japonais comprendrons tout, c'est un autre problème ^^'). D'ailleurs, c'est ainsi que notre "team" (le groupe de trois, donc) a trouvé son nom, à savoir "aue Nyah~" ("aue" car à chaque fois qu'il fallait écrire "que" au début, tout le monde faisait systématiquement la confusion, et le "Nyah~" était la réponse que l'on fournissait en général quand on nous le faisait remarquer x)).

Pour revenir aux horaires, l'une des seules véritables pauses que l'on prend est alors celle vers 12h30 où nous sortons de l'école pour aller acheter à manger dans un Konbini du coin. Généralement, c'est à ce moment que l'un de nos camarades nous fait preuve de ses talents manuels en inventant à chaque jour, à l'aide des quelques élastiques et autres ustensiles à disposition, un nouveau moyen de créer un dispositif capable de lancer, plus ou moins efficaces, des projectiles de type divers et variés. On dénombre par exemple, au moment où j'écris, une sorte de pistolet lance-élastique, une baliste calibre "baguette" et une tentative ratée de fourchette-lance-boulette ^^'.

Voilà voilà. Rien d'autre de bien particulier aujourd'hui, donc. Mais en attendant, voici une photo de la rue qu'on prend pour aller au Konbini à midi ^^.

Un coin qui ne fait pas particulièrement moderne par rapport aux autres bâtiments qui l'entourent, mais c'est surtout le nombre de câbles électriques qui est impressionnant ! Et c'est marrant, on reconnaît bien le groupe d'étrangers à gauche, rien qu'aux coiffures et couleurs de cheveux ^^.

Un coin qui ne fait pas particulièrement moderne par rapport aux autres bâtiments qui l'entourent, mais c'est surtout le nombre de câbles électriques qui est impressionnant ! Et c'est marrant, on reconnaît bien le groupe d'étrangers à gauche, rien qu'aux coiffures et couleurs de cheveux ^^.

Jeudi 28

Une journée dans la bonne continuité de la précédente. On déplore depuis quelques jours l'absence de l'un de nos compagnons français, cependant, qui est plutôt mal en point et ne peut donc pas vraiment venir avec nous. Il a tenté de venir une fois et a dû partir à l'hôpital pour essayer de définir ce qu'il avait (manque d'eau, principalement à ce moment-là), et aujourd'hui encore l'un d'entre nous a dû partir pour l'y emmener à nouveau... Cela dit, on continue à le croiser de temps en temps au dormitory et à s'assurer de son état, comme par exemple ce soir, où il nous a rejoint pour dîner, équipé d'une bonne dose de médicaments.

De mon côté, on commence à réfléchir à quoi faire ce week-end avec mes deux compagnons de voyage, tandis que nous espérons avoir fini toute la partie "papier" de notre concept demain.

Vendredi 29

Eeeeet c'est encore et toujours une journée de boulot que voici. Mon groupe a eu le droit à la visite d'un programmeur de SEGA qui... passait par là ? Ou qui était intrigué au sujet de notre participation au concours. Ou un truc du genre. Bref, du coup, pour Mercredi, on doit avoir préparé une pré-présentation (voire même plus de "pré", encore) afin de leur expliquer notre concept, vu que comme là il n'y a que du texte et qu'on a simplement résumé l'idée à l'oral (ce qui s'est fait ensuite traduire en japonais pour que notre visiteur comprenne, d'ailleurs), on nous réclame des images.

Un point à ce sujet, d'ailleurs : au Japon, le métier de Game Design (auquel nous sommes environ 50% à aspirer dans mon école, et dont nous devons être 5 représentants dans le labo) n'existe pas vraiment. Seuls les programmeurs et les illustrateurs/Game Artists... sont vraiment reconnus. Ceci explique pourquoi bon nombre de jeux en provenance de ce pays (enfin, vu le nombre qui ne franchissent jamais la frontière, ça réduit un peu plus...) ont tendance à se ressembler ou à manquer d'originalité dans leur mécaniques. Par conséquent, j'espère quand même que l'on n'attende pas de nous des choses pour lesquelles nous n'avons pour l'instant pas été formés, et ce n'est pas les quelques bases que nous avons qui seront suffisantes pour produire quelque chose de particulièrement poussé. Remarquez, au moins, l'aspect graphique du jeu est prévu pour être simple et abstrait, donc sur ce point, ça devrait aller, d'autant plus que la démo que nous voulons essayer de produire ne nous était de base même pas réclamée. De toute façon, nous savons déjà que notre concept ne sera pas facile à faire passer auprès de Japonais, vu qu'il ne ressemble pas particulièrement aux types de jeux qu'ils connaissent, et qu'au final, comme nous nous doutons que nous ne gagnerons pas le concours en étant dépassés par quelque chose de plus classique, nous avons décidé de faire quelque chose qui nous plairait. Voilà~.

Bon, comme je parle tout seul, voici quelques photos pour re-capter votre attention. Oui, puisque les journées ont tendance à se ressembler un peu, j'ai décidé d'assumer un peu plus mon côté "gaijin" ("étranger") et à prendre des photos à droite, à gauche, comme un touriste japonais en voyage en France (ceci est d'ailleurs un cliché... Petite blague, juste en passant...).

Et ainsi commence sans doute une longue série de photos de nourriture... A gauche, un exemple de petit déjeuner au dormitory. Je précise que les tartines ne sont présentes que deux fois sur trois environ, et qu'en général, quelque soit le repas, il faut aimer la verdure (oui, la transition de nos petits déjeuners sucrés vers de la salade, il faut parfois le supporter un peu). Les japonais n'ont d'ailleurs pas l'air de consommer beaucoup de viande, d'ailleurs, mais il faut dire que celle de bonne qualité n'est pas à un prix particulièrement accessible, apparemment. Ah, et à droite, si je ne me trompe pas, ce sont des yakisobas, des "nouilles sautées" de blé, et qu'on trouve en assez grand nombre dans les konbinis.Et ainsi commence sans doute une longue série de photos de nourriture... A gauche, un exemple de petit déjeuner au dormitory. Je précise que les tartines ne sont présentes que deux fois sur trois environ, et qu'en général, quelque soit le repas, il faut aimer la verdure (oui, la transition de nos petits déjeuners sucrés vers de la salade, il faut parfois le supporter un peu). Les japonais n'ont d'ailleurs pas l'air de consommer beaucoup de viande, d'ailleurs, mais il faut dire que celle de bonne qualité n'est pas à un prix particulièrement accessible, apparemment. Ah, et à droite, si je ne me trompe pas, ce sont des yakisobas, des "nouilles sautées" de blé, et qu'on trouve en assez grand nombre dans les konbinis.

Et ainsi commence sans doute une longue série de photos de nourriture... A gauche, un exemple de petit déjeuner au dormitory. Je précise que les tartines ne sont présentes que deux fois sur trois environ, et qu'en général, quelque soit le repas, il faut aimer la verdure (oui, la transition de nos petits déjeuners sucrés vers de la salade, il faut parfois le supporter un peu). Les japonais n'ont d'ailleurs pas l'air de consommer beaucoup de viande, d'ailleurs, mais il faut dire que celle de bonne qualité n'est pas à un prix particulièrement accessible, apparemment. Ah, et à droite, si je ne me trompe pas, ce sont des yakisobas, des "nouilles sautées" de blé, et qu'on trouve en assez grand nombre dans les konbinis.

D'ailleurs, en général, dans les konbinis, avec les baguettes qu'on vous offre à l'achat de nourriture, on trouve un petit cure-dent. J'ai trouvé plutôt amusant de voir que l'un des bouts est systématiquement "sculpté" (certes, c'est un bien grand mot), sans en avoir compris un intérêt autre qu'esthétique.

D'ailleurs, en général, dans les konbinis, avec les baguettes qu'on vous offre à l'achat de nourriture, on trouve un petit cure-dent. J'ai trouvé plutôt amusant de voir que l'un des bouts est systématiquement "sculpté" (certes, c'est un bien grand mot), sans en avoir compris un intérêt autre qu'esthétique.

Le soir arrivant, il ne reste désormais plus que quelques paragraphes à corriger ou ré-écrire et notre dossier devrait être complet (donc nous sommes très légèrement en retard, certes).

J'accompagnais ensuite l'un de mes camarades qui voulait repasser au "Game Center" avant de rentrer (il faut bien que je rentabilise un peu la carte que j'ai achetée là-bas... oui, en dépensant de l'argent dans des machines, c'est parfaitement logique). Mais du coup j'en ai profité pour prendre quelques photos de ce que j'ai filmé la dernière fois et que je ne peux pas encore mettre en ligne.

A gauche, l'une des bornes à l'étage des jeux d'action. Ensuite, un jeu de rythme dont je ne connais pas le nom mais qu'on peut aussi trouver en France, parfois ; ceux connaissant reconnaîtront sur l'image. EDIT : Le jeu à droite est Beatmania IDXX, et contrairement à ce que j'ai dit, est presque introuvable en France (j'ai donc juste eu la chance de le voir au cours du Stunfest). Merci Axeru-sama pour la correction~.A gauche, l'une des bornes à l'étage des jeux d'action. Ensuite, un jeu de rythme dont je ne connais pas le nom mais qu'on peut aussi trouver en France, parfois ; ceux connaissant reconnaîtront sur l'image. EDIT : Le jeu à droite est Beatmania IDXX, et contrairement à ce que j'ai dit, est presque introuvable en France (j'ai donc juste eu la chance de le voir au cours du Stunfest). Merci Axeru-sama pour la correction~.

A gauche, l'une des bornes à l'étage des jeux d'action. Ensuite, un jeu de rythme dont je ne connais pas le nom mais qu'on peut aussi trouver en France, parfois ; ceux connaissant reconnaîtront sur l'image. EDIT : Le jeu à droite est Beatmania IDXX, et contrairement à ce que j'ai dit, est presque introuvable en France (j'ai donc juste eu la chance de le voir au cours du Stunfest). Merci Axeru-sama pour la correction~.

Ici, deux écrans de Groove Coaster, la borne où on passe au moins une fois dès qu'on va au Game Center -même si bon, là, ça ne fait que 2 fois...-. Dans ce jeu, un petit avatar suit une ligne brisée sur laquelle se trouvent différents symboles. Dès que l'avatar se trouve au niveau de l'une d'entre elles, en rythme, le joueur doit soit taper sur l'un des deux espèces de hauts-parleurs qui servent de contrôleurs de jeu, soit sur les deux, soit en bouger un dans une direction... en fonction du symbole. Un gameplay assez intuitif et addictif, donc, mais qui ne rend pas le jeu facile pour autant (loin de là ^^'). A noter qu'en fonction de la musique choisie, le décor dans lequel se déroule la partie change afin de coller au thème. Par exemple, sur l'image de droite, il s'agit de celui lié à la musique que j'ai mise en lien au tout début de cet article.Ici, deux écrans de Groove Coaster, la borne où on passe au moins une fois dès qu'on va au Game Center -même si bon, là, ça ne fait que 2 fois...-. Dans ce jeu, un petit avatar suit une ligne brisée sur laquelle se trouvent différents symboles. Dès que l'avatar se trouve au niveau de l'une d'entre elles, en rythme, le joueur doit soit taper sur l'un des deux espèces de hauts-parleurs qui servent de contrôleurs de jeu, soit sur les deux, soit en bouger un dans une direction... en fonction du symbole. Un gameplay assez intuitif et addictif, donc, mais qui ne rend pas le jeu facile pour autant (loin de là ^^'). A noter qu'en fonction de la musique choisie, le décor dans lequel se déroule la partie change afin de coller au thème. Par exemple, sur l'image de droite, il s'agit de celui lié à la musique que j'ai mise en lien au tout début de cet article.

Ici, deux écrans de Groove Coaster, la borne où on passe au moins une fois dès qu'on va au Game Center -même si bon, là, ça ne fait que 2 fois...-. Dans ce jeu, un petit avatar suit une ligne brisée sur laquelle se trouvent différents symboles. Dès que l'avatar se trouve au niveau de l'une d'entre elles, en rythme, le joueur doit soit taper sur l'un des deux espèces de hauts-parleurs qui servent de contrôleurs de jeu, soit sur les deux, soit en bouger un dans une direction... en fonction du symbole. Un gameplay assez intuitif et addictif, donc, mais qui ne rend pas le jeu facile pour autant (loin de là ^^'). A noter qu'en fonction de la musique choisie, le décor dans lequel se déroule la partie change afin de coller au thème. Par exemple, sur l'image de droite, il s'agit de celui lié à la musique que j'ai mise en lien au tout début de cet article.

Et enfin, une dernière photo de l'une des nombreuses bornes de jeux de rythme, à savoir Project Diva, connu même jusque chez nous.

Et enfin, une dernière photo de l'une des nombreuses bornes de jeux de rythme, à savoir Project Diva, connu même jusque chez nous.

Après m'être ensuite fait dérouiller sur Street Fighter II par mon camarade (mais ayant ensuite repris ma revanche sur Groove Coaster, justement), retour au dormitory en passant par un dernier konbini pour acheter de quoi manger demain au petit déjeuner, vu que demain est férié. Mais bon, comme du coup, c'est le week-end, il devrait y avoir l'occasion de jouer un peu plus au touriste. Surtout qu'il est prévu que l'on fasse un saut à un... Mmmmh, nan, je garderai la surprise~.

J'avais pas encore pris de photo d'un quai de métro, tiens.

J'avais pas encore pris de photo d'un quai de métro, tiens.

Et puisque certains m'ont demandé des photos de ma chambre, la voici sous toutes les coutures. Oui, 'fallait pas s'attendre à grand-chose non plus...

Oui, j'ai prévu de présenter le lit un peu plus en détail, bientôt x). Ah, et j'avais réclamé un accent circonflexe...
Oui, j'ai prévu de présenter le lit un peu plus en détail, bientôt x). Ah, et j'avais réclamé un accent circonflexe...
Oui, j'ai prévu de présenter le lit un peu plus en détail, bientôt x). Ah, et j'avais réclamé un accent circonflexe...

Oui, j'ai prévu de présenter le lit un peu plus en détail, bientôt x). Ah, et j'avais réclamé un accent circonflexe...

Vue de la fenêtre de ma chambre, pour finir.

Vue de la fenêtre de ma chambre, pour finir.

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Roman no densetsu : Episode 2 : "Nan, parce qu'on est quand même là pour bosser quoi !"

26 Août 2014 , Rédigé par Romain Publié dans #Voyages

Lundi 26 Août
Bon, bah c'est pas aujourd'hui qu'on va faire la grasse mat'. De toute façon, on peut pas trop vu que le soleil arrive quand même à percer un peu derrière les rideaux.

Allez, pour un peu de boost, opening du jour (je ne sais pas si je trouverai à chaque fois une musique différente à mettre, à force ^^'. Et là je tape dans les classiques) !

Du coup, eh bien on finit par descendre vers 7h10 du matin pour aller prendre le petit déjeuner, pour partir une petite heure plus tard en direction d'un lieu qui devrait est notre destination la plus fréquente au cours du séjour: l'école Trident.

Rues du coin dans Nagoya, de bon matin.Rues du coin dans Nagoya, de bon matin.

Rues du coin dans Nagoya, de bon matin.

Trident, vue de l'extérieur. Oui, c'est bien une école.

Trident, vue de l'extérieur. Oui, c'est bien une école.

Une fois sur place, les Français travaillant ici depuis deux mois nous emmène dans le "Game Lab" (labo de développement, en gros) où ils sont l'habitude de travailler. Cherchant alors à nous incorporer au projet sur lequel ils étaient actuellement, ils nous avaient donné quelques petites tâches que nous avions commencées depuis quelques minutes quand les responsables sont venus nous chercher (nous = les 3 nouveaux venus). Après s'être présentés* (et grâce à la traduction d'un professeur étranger d'origine anglophone), ils nous ont fait faire le tour de l'école (enfin, parlons plutôt des quelques salles dans lesquelles nous passerons éventuellement au cours du séjour, c'est-à-dire pas grand-chose à l'échelle du bâtiment).

*Et franchement, quand on bosse dans le milieu du jeu vidéo, c'est quand même la classe d'avoir un prof qui s'appelle Kondo et un autre Kojima (même s'il ne s'agit pas des vraies personnalités du milieu, malheureusement ^^').

Puis, alors que nous nous apprêtions à retourner bossouiller avec nos "collègues", ils nous apprirent finalement qu'ils avaient d'autres plans pour nous (ce qui était finalement une bonne nouvelle, puisque avant notre départ, nous étions presque persuadés qu'ils nous avaient à peine calculé et qu'ils ne sauraient pas quoi nous faire faire). Ainsi donc, nous devions, pour le 9 Septembre, présenter un concept de jeu vidéo dans le cadre du Japan Game Award 2014, la seule contrainte étant le thème "to move" (enfin, d'après ce qu'on en a traduit...). Bon, tout ce temps pour un concept et un powerpoint, à trois, c'est un peu (très) large, malgré tout, du coup on espère pousser la chose à fond, éventuellement mettre sur pied une petite démo, etc. Enfin, encore faut-il avoir établi un concept, ce à quoi nous nous sommes attelé pour le reste de la journée (et malgré une baisse de régime au cours de la période de digestion, également causée par le décalage horaire).

Notre "bureau", donc. Franchement, on est plutôt bien mis en conditions.

Notre "bureau", donc. Franchement, on est plutôt bien mis en conditions.

L'heure de fermeture des portes arrivant alors, tout le monde commençait à quitter les lieux. Laissés plus tôt par les filles, nous nous retrouvâmes alors entre hommes à aller faire un tour à... une salle d'arcade où les autres avaient déjà leurs habitudes.

Oh, c'est du boulot aussi !... Enfin, je crois...

Vu de l'extérieur, ça ressemble à ceci.

Vu de l'extérieur, ça ressemble à ceci.

Très vite en rentrant, on se retrouve face aux équivalents des attrapes-nigauds japonais (certains étant appelés les "UFO-Catcher"), dans lesquels on peut gagner des posters, des figurines... généralement de demoiselles assez peu vêtues ^^'.Très vite en rentrant, on se retrouve face aux équivalents des attrapes-nigauds japonais (certains étant appelés les "UFO-Catcher"), dans lesquels on peut gagner des posters, des figurines... généralement de demoiselles assez peu vêtues ^^'.

Très vite en rentrant, on se retrouve face aux équivalents des attrapes-nigauds japonais (certains étant appelés les "UFO-Catcher"), dans lesquels on peut gagner des posters, des figurines... généralement de demoiselles assez peu vêtues ^^'.

Faisant alors le tour, il s'avère que chaque étage du bâtiment est dédié à une catégorie de jeu : au plus bas se trouvent donc les UFO-Catchers, puis on tombe sur les jeux vidéo d'arcade d'action à l'étage suivante, puis sur ceux de rythme, de combat, de carte (sur ordinateur malgré tout), avant d'arriver sur les Pachinko (équivalents des machines à sous, sans en être vraiment vu que la pratique est apparemment interdite dans le pays).

J'ai bien pris quelques vidéos, les prouesses et les réflexes des japonais étant souvent assez impressionnants dans ce genre de domaines pour ceux sachant les apprécier, et j'essayerai de les poster une fois de retour en France. Cela dit, le lieu est particulièrement bruyant, autant le savoir.

Un point que je ne soupçonnais pas également est la possibilité de "progresser" sur ces jeux d'arcade : il est possible de s'acheter une petite carte de jeu sur laquelle les résultats de chaque partie seront sauvegardés, invitant alors à revenir pour essayer de gagner en niveau et débloquer de plus en plus de contenu sur chaque borne. Je n'aurai personnellement fait qu'un seul essai sur un jeu, mais de toute façon, aux dires de nos camarades, nous aurons souvent l'occasion de revenir.

Ici, mêmes les bornes de jeux savent se faire comprendre...

Ici, mêmes les bornes de jeux savent se faire comprendre...

Une bonne partie des jeux que l'on trouve sur ces bornes ont en général été ensuite portés sur consoles, ou inversement. Ici, des jeux de combat, entre autres Tekken et Street Fighter IV. A noter que quand un joueur joue contre un autre joueur, ils se trouvent chacun du côté opposé de la borne.

Une bonne partie des jeux que l'on trouve sur ces bornes ont en général été ensuite portés sur consoles, ou inversement. Ici, des jeux de combat, entre autres Tekken et Street Fighter IV. A noter que quand un joueur joue contre un autre joueur, ils se trouvent chacun du côté opposé de la borne.

Certains plus vieux jeux continuent d'exister également, même s'ils n'ont pas l'air d'être particulièrement pris d'assaut.

Certains plus vieux jeux continuent d'exister également, même s'ils n'ont pas l'air d'être particulièrement pris d'assaut.

Encore des jeux de baston : celui tiré de Persona 4, ainsi que l'un des Blazeblue.

Encore des jeux de baston : celui tiré de Persona 4, ainsi que l'un des Blazeblue.

Et pour finir, les Pachinkos.

Et pour finir, les Pachinkos.

Ceci fait, retour au domitory pour finalement dîner et dormir. Je crois qu'à la base, la première "soirée animé" aurait dû prendre place aujourd'hui, mais l'un d'entre nous se sentant un peu trop patraque, ce fut tacitement annulé.

Mardi 27

Aujourd'hui, retour à l'école pour travailler. Concernant mon petit groupe de 3, notre concept a bien avancé et se concrétise. Pour ceux qui le demanderaient, cependant, je précise que pour l'instant nous travaillons juste entre nous, vu qu'il s'agit d'une période de vacances dans l'école, et ce même si on croise quelques élèves sur place. Ceux-ci ont déjà travaillé avec nos camarades lors des deux mois précédents, et nous aurons alors la possibilité d'expérimenter cela au cours de nos dernières semaines à Nagoya. Et pour l'instant, les français travaillent sur un jeu pour téléphone portable sous la houlette de l'entreprise h.a.n.d., connue par exemple pour avoir produit quelques-uns des derniers Kingdom Heart. Bref, pas grand-chose à ajouter, donc, si ce n'est que notre ami mal à l'aise d'hier soir a carrément dû faire un saut à l'hôpital dans la journée, au final, après nous avoir rejoint en début d'après-midi.

Rien de spécial cette fois-ci sur le chemin du retour, et la soirée fut égale aux précédentes. Par contre, j'ai commencé à subir les premiers assauts des moustiques, tandis que d'autres s'en sortent injustement indemne.

Par conséquent, voici quelques autres petites anecdotes sur les japonais et leur pays. Pour refaire un point sur le métro, déjà, il est intéressant de noter qu'il n'y a ni dégradations, ni de pickpockets (apparemment), comme on peut en juger par l'absence de panneaux à ce sujet, et ce même si on se retrouve parfois un peu serrés dans les rames. Il est également amusant de voir (ou plutôt d'entendre) qu'à chaque fois qu'il approchent de son quai, chaque métro a sa propre musique qui résonne dans les airs, ce qui permet entre autres de deviner dans quel sens il arrive une fois qu'on a l'habitude.

Dans un même ordre d'idée, au niveau des passages piétons, les feux de signalisation se mettent à émettre des bruits d'oiseaux différents quand ils sont au vert. Et pour rebondir sur le sujet, je finirai en précisant qu'il est particulièrement mal vu de traverser en-dehors des passages piéton, au point même de risquer de se prendre un PV si un policier vous voit, même si ce n'est pas écrit dans la loi.

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